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Le régime iranien demeure sur la liste noire du GAFI

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Malgré l’approbation par le régime iranien de la Convention de lutte contre le financement du terrorisme (CFT), le Groupe d’action financière (GAFI) a annoncé dans son dernier communiqué que l’Iran demeure sur la liste des pays à haut risque en matière de blanchiment de capitaux, de financement du terrorisme et de prolifération des armes de destruction massive.

L’organisation a exhorté tous les pays à maintenir leurs contre-mesures efficaces contre Téhéran.

Dans son communiqué publié le vendredi 24 octobre, le GAFI a indiqué que depuis février 2020, les rapports du régime iranien soumis en janvier, août et décembre 2024, ainsi qu’en août 2025, n’ont montré aucune amélioration substantielle de la situation en Iran.

Le GAFI a rappelé que l’Iran s’était engagé en 2016 à remédier aux lacunes de ses systèmes de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ; cependant, ce plan a expiré en janvier 2018 et la majeure partie de ses mesures reste inappliquée. En octobre 2019, le GAFI a appelé ses membres à renforcer la surveillance, à rendre des rapports plus précis et à élargir les inspections financières des institutions financières iraniennes.

Le 1er octobre, le Conseil de discernement du régime iranien a approuvé sous condition l’adhésion de l’Iran à la Convention relative à la lutte contre le financement du terrorisme (CFT).

Selon la résolution du Conseil, l’adhésion de l’Iran à la Convention ne serait possible que si elle « ne contredit ni la Constitution ni la législation nationale du pays ».

La loi d’adhésion du régime iranien à la Convention relative au financement du terrorisme a finalement été communiquée aux agences exécutives compétentes le 21 octobre par Masoud Pezeshkian, président du régime.

La Convention relative au financement du terrorisme complète la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée (connue sous le nom de Convention de Palerme), adoptée pour prévenir le financement des activités terroristes et faciliter la coopération internationale afin d’identifier et de supprimer les sources de financement du terrorisme.

En mai, le Conseil de discernement avait également approuvé sous condition l’adhésion de l’Iran à la Convention de Palerme.

Les larges réserves de l’Iran incompatibles avec les normes du GAFI
Le GAFI a poursuivi sa déclaration, affirmant que, bien que l’Iran ait annoncé la ratification de la Convention de Palerme, cette action était insuffisante.

Selon le GAFI, les larges réserves émises par Téhéran concernant les dispositions de la Convention de Palerme ont rendu sa mise en œuvre nationale incompatible avec les normes du GAFI.

Rappelant les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies concernant le non-respect par l’Iran de ses obligations en matière de non-prolifération nucléaire, le GAFI a rappelé à tous les pays que, conformément à ses normes, ils sont tenus d’identifier et d’atténuer les risques liés au financement de la prolifération des armes par l’Iran.

Le GAFI, évoquant les menaces persistantes liées au financement du terrorisme par l’Iran et la mise en œuvre incomplète du plan d’action de Téhéran, a de nouveau appelé ses membres à prendre des mesures efficaces contre le régime iranien.

Le Groupe d’action financière, soulignant la nécessité d’une coopération immédiate de l’Iran, a exhorté Téhéran à progresser rapidement dans la mise en œuvre intégrale de son plan d’action et à remédier aux lacunes restantes.

La criminalisation complète du financement du terrorisme, l’identification et le gel des avoirs terroristes, la mise en place d’un système efficace et contraignant d’identification et de vérification des clients, ainsi que la démonstration de la capacité des institutions de contrôle à identifier et sanctionner les prestataires de services de transfert d’argent non autorisés figurent parmi les exigences du GAFI envers le régime iranien.

Le régime iranien demeure sur la liste noire du GAFIPar ailleurs, le 24 octobre, le GAFI a retiré l’Afrique du Sud, le Mozambique, le Burkina Faso et le Nigéria de sa liste de surveillance spéciale.

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