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Pezeshkian : Si la pluie ne tombe pas, Téhéran devra être évacuée

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Masoud Pezeshkian, président du régime iranien, a mis en garde contre la crise de l’eau, déclarant que si les pluies ne tombent pas en décembre, l’eau sera rationnée à Téhéran et que, si la sécheresse persiste, la ville devra être évacuée.

Lors de son déplacement dans la province du Kurdistan, le jeudi 6 novembre, il a ajouté : « Si, malgré le rationnement de l’eau, il ne pleut toujours pas, nous n’aurons plus d’eau du tout et Téhéran devra être vidée. »

Alors que la crise de l’eau continue de sévir dans de nombreuses provinces iraniennes, le directeur général de la Compagnie des eaux et des eaux usées de Téhéran a indiqué que la situation de la capitale était critique, à un niveau « rouge ».

D’après les données officielles de la Société de gestion des ressources en eau, du début de l’année hydrologique en cours (23 septembre) au 25 octobre – soit une période de 33 jours –, l’Iran n’a reçu que 2,3 millimètres de précipitations, et 21 des 31 provinces du pays n’ont enregistré aucune pluie.

Avec des niveaux d’eau dans les barrages de Téhéran et de Karaj atteignant leur plus bas niveau depuis 60 ans et des puits à Mashhad s’asséchant, la pénurie d’eau en Iran a atteint un niveau critique. Malgré les vives critiques adressées au régime iranien concernant sa mauvaise gestion des ressources en eau, les responsables provinciaux évoquent la nécessité de rationner et de préserver cette ressource.

Mohsen Ardakani, directeur général de la Compagnie des eaux et des eaux usées de Téhéran, a annoncé le jeudi 6 novembre que les ressources en eau de surface de la capitale se trouvaient actuellement dans un état critique et très fragile.

Ardakani a souligné qu’aucune précipitation n’avait été enregistrée à Téhéran depuis le début de l’année hydrologique, ajoutant qu’il s’agissait de la sixième sécheresse consécutive pour la capitale, tandis que l’année hydrologique précédente avait été la plus sèche du siècle dernier.

Il a ajouté : « L’année dernière à la même période, les précipitations à Téhéran étaient de 20 millimètres, alors que la moyenne à long terme est de 30 millimètres. Or, elles sont désormais tombées à zéro.»

Behzad Parsa, directeur général de la Compagnie régionale des eaux de Téhéran, a annoncé le 2 novembre qu’il ne restait actuellement que 14 millions de mètres cubes d’eau dans le barrage de Karaj (Amir Kabir), ce qui ne permettrait d’approvisionner Téhéran en eau potable que pour deux semaines supplémentaires.

Il a précisé que les apports aux barrages de Téhéran avaient diminué de 43 % par rapport à l’année précédente.

Ardakani a également insisté sur la nécessité de préserver l’eau et a déclaré que si les habitants de Téhéran pouvaient économiser 10 % supplémentaires, en plus des 10 % de réduction déjà réalisés depuis le début de l’année, « nous pourrons surmonter la crise actuelle ».

Ces derniers mois, face à l’aggravation de la crise de l’eau, les responsables du régime iranien ont multiplié les accusations contre la population et exhorté les citoyens à « économiser l’eau », mettant en garde contre la baisse des réserves des barrages.

Le barrage de Karaj s’assèche
Mehdi Maghsoudi, directeur du département des affaires hydrauliques de Karaj, a annoncé jeudi qu’il ne restait que 31 millions de mètres cubes d’eau dans le réservoir du barrage de Karaj, d’une capacité de 180 millions de mètres cubes – soit 50 millions de mètres cubes de moins qu’à la même période l’an dernier – et que les réserves pourraient « s’épuiser d’ici quelques jours ».

Maghsoudi a précisé : « Le débit entrant dans le barrage de Karaj est actuellement de deux mètres cubes par seconde, alors que six mètres cubes d’eau par seconde sont prélevés pour l’approvisionnement en eau potable de Karaj et de Téhéran. »

Il a souligné : « À ce rythme, nous aurons de l’eau pour une quinzaine de jours encore. Nous espérons des pluies efficaces sur les hauts plateaux d’ici là car, en réalité, le débit entrant du barrage est inférieur à son débit sortant, et nous épuisons quasiment nos réserves restantes. »

Rationnement de l’eau possible à Mashhad

À Mashhad également, la pénurie d’eau est critique.

Hassan Hosseini, gouverneur spécial de Mashhad, a annoncé qu’un plan de rationnement de l’eau pour cette métropole était à l’étude et que, si les conditions météorologiques actuelles persistent, un rationnement régional de l’eau à Mashhad débutera au début de l’automne.

Il a indiqué que les puits d’urgence forés pour alimenter Mashhad s’assèchent les uns après les autres et que des mesures telles que des coupures d’eau nocturnes sont envisagées pour faire face à la crise de l’eau.

Hosseini a déclaré que pour mener à bien des projets tels que le pipeline de transfert d’eau des monts Hezar Masjed vers Mashhad, un financement de 50 000 milliards de rials (équivalant à 5 000 milliards de tomans) est nécessaire.

Hossein Esmaeilian, PDG de la Compagnie des eaux et des eaux usées de Mashhad, a affirmé le 31 août que la ville était confrontée à une grave pénurie d’eau et que ses réserves étaient au plus bas.

Il a ajouté : « Depuis 2022, la situation des réserves d’eau de Mashhad s’est dégradée de jour en jour, et cette année, elle a frôlé la crise.»

Pezeshkian : Si la pluie ne tombe pas, Téhéran devra être évacuéeLe 26 août, Mansour Sohrabi, expert en écologie et environnement, a déclaré à Iran International que des barrages avaient été construits dans tout le pays à des endroits où ils n’auraient jamais dû l’être, dénonçant ainsi la mauvaise gestion de la crise de l’eau par le régime iranien.

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