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Le Hezbollah se tourne vers le trafic de drogue au Venezuela face à la diminution du soutien de Téhéran

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Le Washington Free Beacon rapporte, citant des sources bien informées, que le Hezbollah, suite à la réduction du soutien du régime iranien, s’est tourné vers le trafic de drogue au Venezuela pour se financer et a renforcé sa présence dans le pays.

Le journal indique, citant également des sources bien informées, qu’après les échecs du régime iranien et de ses groupes affiliés, les forces du Hezbollah se rendent de plus en plus au Venezuela et dépendent plus que jamais du trafic de drogue pour leurs revenus.

Marshall Billingslea, ancien secrétaire adjoint au Trésor américain chargé du financement du terrorisme, a déclaré en octobre lors d’une audition de la Commission internationale de contrôle des stupéfiants au Sénat américain que plus de 400 commandants de terrain du Hezbollah avaient reçu l’ordre de se redéployer en Amérique latine, et plus précisément au Venezuela. Ces commandants ont rejoint les quelque 11 000 membres affiliés au Hezbollah entrés au Venezuela entre 2010 et 2019.

Selon le Washington Free Beacon, bien que ce groupe soutenu par le régime iranien ait bénéficié de l’hospitalité du gouvernement vénézuélien pendant des années, l’intérêt croissant porté au trafic de drogue montre que le Hezbollah cherche à sécuriser ses ressources financières en dehors du régime iranien.

D’après des sources proches du Hezbollah en Amérique latine, l’Iran lui versait auparavant plus de 700 millions de dollars par an, soit environ 70 % de son budget annuel, mais n’est plus en mesure de financer correctement cette force supplétive.

La chaîne de télévision publique israélienne Kan a rapporté lundi 21 décembre que des responsables du Hezbollah libanais, lors de récents entretiens avec des commandants de la Force Qods des Gardiens de la révolution, ont exigé une augmentation de l’aide financière du régime iranien à environ deux milliards de dollars par an. Toutefois, Téhéran n’a accepté de verser que près d’un milliard de dollars à son principal groupe mandataire.

Matthew Leavitt, ancien analyste du département du Trésor américain spécialisé dans le financement du terrorisme et actuellement chercheur principal au Washington Institute for Near East Policy, a déclaré au Washington Free Beacon qu’en raison de la guerre de douze jours, du rétablissement des sanctions par l’administration Trump et des crises énergétiques et hydriques qui persistent en Iran depuis des mois, le régime iranien « serait incapable de financer les efforts de reconstruction du Hezbollah comme il l’avait fait après la guerre de 2006 contre Israël ».

Selon lui, le Hezbollah a réagi à cette situation en s’appuyant de plus en plus sur le trafic de drogue.

L’activité principale du Hezbollah dans ce domaine est la « cocaïne noire », une substance moulée en briques semblables à du charbon pour échapper à la détection par les forces de sécurité.

Selon le Washington Free Beacon, les revenus tirés de la vente de ces drogues financent les opérations terroristes mondiales du Hezbollah, tandis que le gouvernement vénézuélien perçoit également une part, contribuant ainsi à sa propre survie.

Une estimation de la DEA (Drug Enforcement Administration) datant de 2016 montre que le Hezbollah écoule chaque année jusqu’à 400 millions de dollars de cocaïne via des réseaux criminels en Amérique latine. D’après un rapport de la Foundation for Defense of Democracies, ce chiffre a probablement augmenté depuis la guerre contre Israël.

William Barr, ancien procureur général des États-Unis, a également évoqué le rôle du Hezbollah dans le trafic de drogue lors d’une interview diffusée en podcast vendredi.

M. Barr a ajouté que le Venezuela est un ennemi stratégique et une menace pour les États-Unis. Il a affirmé que le pays sert de base au Hezbollah, soutient le groupe et joue un rôle dans diverses transactions, du blanchiment d’argent à d’autres arrangements, afin de faciliter le trafic de drogue du Hezbollah vers les États-Unis.

Le Hezbollah se tourne vers le trafic de drogue au Venezuela face à la diminution du soutien de TéhéranAlors que les responsables américains évoquent le rôle du Hezbollah dans le trafic de drogue au Venezuela, Ali Khamenei, guide suprême du régime iranien, a également réagi à la récente campagne de pression menée par l’administration Trump contre Nicolas Maduro, président du Venezuela. Dans un discours public la semaine dernière, Khamenei a condamné la saisie par l’administration Trump d’un pétrolier en mer des Caraïbes.

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