Iran and its NeighboursIrakDeux officiels iraniens arrêtés par l'armée américaine en Irak

Deux officiels iraniens arrêtés par l’armée américaine en Irak

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BAGDAD, 25 déc 2006 (AFP) – L’armée américaine en Irak a arrêté deux Iraniens, invités officiellement à Bagdad par le président irakien Jalal Talabani dans le cadre de la coopération sécuritaire entre l’Irak et l’Iran, a-t-on appris dimanche de source officielle.

« Deux personnes invitées par le président en Irak ont été appréhendées par les Américains, et le président est mécontent de ces arrestations », a déclaré à l’AFP le porte-parole de M. Talabani, Hiwa Osman.

« Cette invitation avait été faite dans le cadre d’un accord de coopération entre l’Iran et l’Irak sur l’amélioration de la situation sécuritaire », a expliqué M. Osman.

Le président Talabani avait formellement invité les deux officiels iraniens il y a un mois au cours d’un voyage officiel à Téhéran, a-t-il ajouté.

Dans son édition de lundi, le quotidien américain New York Times a révélé l’arrestation la semaine dernière par l’armée américaine de plusieurs ressortissants iraniens.

Au moins quatre d’entre eux, dont des responsables militaires, restaient encore ce lundi aux mains des militaires US, d’après le journal, qui cite des sources irakiennes et américaines.

« Beaucoup de choses » sur la préparation d’attaques ont également été trouvées, selon le New York Times.

« Je ne peux pas confirmer le nombre d’arrestations », a commenté le porte-parole du président Talabani.

Deux diplomates de l’ambassade d’Iran à Bagdad figuraient parmi les personnes interpellées mais ont depuis lors été libérés.

Ils ont été arrêtés en pleine rue alors qu’ils circulaient à bord d’une voiture de l’ambassade portant des plaques diplomatiques, et revenaient à l’ambassade iranienne après avoir prié à la mosquée de Buratha (centre-ville), a indiqué à l’AFP l’imam de cette mosquée, Cheikh Jalal al-deen al-Sageir.

Toujours selon le New York Times, les autres arrestations ont été menées au cours d’un autre raid US au quartier général du Conseil suprême pour la révolution islamique en Irak (CSRII), l’une des principales formations chiites du pays et parti le plus puissant de l’alliance chiite au pouvoir.

Ce raid visait en particulier la maison de Hadi al-Ameri, chef de la brigade Badr, la branche armée du parti CSRII.
Interrogée lundi sur ces informations, l’ambassade américaine à Bagdad n’a pas souhaité faire de commentaire dans l’immédiat.

L’administration américaine accuse régulièrement les autorités iraniennes de soutenir les violences en Irak.

Le gouvernement d’union national irakien, dominé par une coalition de partis chiites, entend améliorer ses relations et développer les liens avec le voisin iranien.

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