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Paris s’inquiète du sort d’un mineur en Iran sur Peine de mort

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 Avec AFP : Le ministère français des Affaires étrangères a fait part de son inquiétude lundi sur le sort d’un jeune Iranien condamné à mort, une semaine après la visite à Téhéran du chef de la diplomatie française Laurent Fabius.

« La France est préoccupée par les informations faisant état de l’exécution imminente du jeune Salar Shadizadi, qui était mineur au moment des faits qui lui sont reprochés », a déclaré le ministère dans un communiqué.

« La France rappelle son opposition constante à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances », est-il ajouté.

Selon Amnesty International, Salar Shadizadi, aujourd’hui âgé de 24 ans, a été condamné à mort pour un meurtre commis alors qu’il n’avait que 15 ans. Son exécution, initialement prévue pour le 1er août, aurait été reportée d’une dizaine de jours.

« L’exécution de Salar Shadizadi, qui était un enfant au moment de son arrestation, est une atteinte au droit international », a relevé Amnesty dans un communiqué, appelant les autorités iraniennes à commuer sa peine sans délai.

L’Iran se classe au deuxième rang des pays pratiquant le plus la peine de mort, avec au moins 800 exécutions en 2014, derrière la Chine (au moins 2.400) et devant l’Arabie saoudite (au moins 88), selon le dernier rapport annuel de l’association italienne « Nessuno tocchi Caino » (Que personne ne touche à Caïn) publié le 31 juillet.

Laurent Fabius s’est rendu à Téhéran le 29 juillet pour relancer les relations bilatérales, deux semaines après la signature d’un accord historique sur le nucléaire entre l’Iran et les grandes puissances.

« Salar Shadizadi a été arrêté en février 2007 après que le cadavre de son ami a été trouvé dans un jardin appartenant à sa famille. Salar Shadizadi a ensuite été arrêté et accusé d’avoir tué la victime par un coup de poignard dans le cou. Les circonstances du crime ne sont pas claires pour Amnesty International », a déclaré ce groupe de défense des droits de l’Homme dans son communiqué.

L’exécution de personnes mineures – ayant moins de 18 ans – viole le droit international. Bien que l’Iran ait ratifié le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, des jeunes délinquant∙e∙s sont toujours et encore exécuté∙e∙s . Entre 2005 et 2014, au moins 72 jeunes délinquant∙e∙s ont été exécuté∙e∙s et au moins 160 autres attendent dans le couloir de la mort.

Au cours des sept derniers jours, au moins 27 prisonniers ont été exécutés en Iran.

 

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