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La justice en Iran affirme que le dissident Ganji a cessé sa grève de la faim

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AFP, Téhéran, 9 août – La justice conservatrice a affirmé mardi que le plus emblématique des prisonniers politiques iraniens, Akbar Ganji, avait cessé sa grève de la faim.
« Il a cessé sa grève de la faim », a déclaré le porte-parole de la justice, Jamal Karimi-Rad, devant la presse.
« Il a arrêté sa grève de la faim, et ce n’est qu’ensuite que certains ont lancé des appels pour qu’il le fasse », a-t-il déclaré.
Ce n’est pas la première fois que la justice affirme que le dissident a mis fin à son mouvement. Les fois précédentes, ses proches avaient démenti. Mais les informations sont quasiment invérifiables puisque la justice ne permet plus à son entourage de l’approcher.
M. Karimi-Rad n’a pas précisé quand M. Ganji aurait arrêté sa grève, commencée le 11 juin.
La femme d’Akbar Ganji ainsi que l’un de ses avocats, le prix Nobel de la paix Shirin Ebadi, avaient plaidé pour qu’Akbar Ganji recommence à s’alimenter.
« Moi, votre avocate et lectrice, je vous demande cordialement de cesser votre grève de la faim et de manger pour faire le bonheur de vos amis et de votre famille et d’apaiser leurs inquiétudes », avait écrit Mme Ebadi dimanche au 58ème jour de grève de la faim.
L’attitude de défi du dissident et la mobilisation en sa faveur ont crispé la justice.
Des agents de la justice ont fait irruption lundi matin et fouillé le domicile de M. Ganji.
« Les agents ont coupé les lignes téléphoniques avant de pénétrer dans la maison, ils m’ont lié les mains au lit durant la perquisition qui a duré deux heures et demie », a dit à l’AFP son épouse, Massoumeh Shafiie.
La dizaine d’agents, qui ont filmé leur raid et montré un mandat de perquisition signé du chef du parquet de Téhéran, le redouté Saïd Mortazavi, étaient les mêmes qui surveillent Akbar Ganji à l’hôpital, selon Mme Shafiie.
« Le moindre bout de papier portant des notes, les photos de famille, un ordinateur personnel, des CD et des cassettes, des carnets d’adresses appartenant à moi et à mes deux filles ont été confisqués », a-t-elle ajouté.
M. Karimi-Rad a dit ne pas disposer d’information sur la perquisition mais a promis « d’enquêter ».
Akbar Ganji, 46 ans, a été condamné en 2001 à six ans de prison après un article mettant en cause plusieurs dignitaires dans une série de meurtres d’intellectuels et d’écrivains.

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