Dans un communiqué publié le mercredi 3 septembre, Amnesty International a alerté sur l’escalade de la répression politique et judiciaire en Iran suite aux récents affrontements avec Israël. L’organisation de défense des droits humains a déclaré que le régime iranien, sous prétexte de « préserver la sécurité nationale », a mis en œuvre une répression généralisée et systématique dans tout le pays, intensifiant les inquiétudes internationales concernant les violations flagrantes des droits humains en Iran.
Amnesty International a fait état de 20 000 arrestations en Iran
Selon les données fournies, depuis le 13 juin 2025, plus de 20 000 personnes ont été arrêtées en Iran. Parmi les personnes détenues figurent un large éventail de militants des droits civiques et politiques, de défenseurs des droits humains, de journalistes, d’utilisateurs des réseaux sociaux, de familles de victimes de manifestations, ainsi que des ressortissants étrangers. Par ailleurs, des minorités ethniques et religieuses telles que les Baloutches, les Kurdes, les Bahaïs, les chrétiens et les juifs ont également été prises pour cible.
Répression et pratiques sécuritaires violentes
Amnesty International, dans une autre partie de son rapport, a pointé du doigt le comportement violent des forces de sécurité et a cité des tirs sur des voitures aux points de contrôle, dont l’un a entraîné la mort d’un enfant de trois ans. Parallèlement, certains responsables du régime et les médias d’État ont ouvertement appelé à une accélération des exécutions et ont même évoqué la possibilité de reproduire les exécutions massives des années 1980. Selon des informations documentées, au moins neuf personnes ont été exécutées ces dernières semaines pour des motifs politiques ou des accusations d’espionnage pour le compte d’Israël. Parallèlement, le Parlement iranien examine un projet de loi visant à étendre le recours à la peine de mort.
Responsabilité pénale des auteurs de violations des droits humains
En conclusion de sa déclaration, Amnesty International a condamné la répression en cours et a appelé à l’arrêt immédiat des exécutions, à la libération de toutes les personnes
détenues arbitrairement, à la fin de la torture et des disparitions forcées, et à la poursuite internationale des responsables du régime iranien en vertu du principe de compétence universelle. Amnesty a souligné que la communauté internationale doit mettre en place des mécanismes efficaces et concrets pour garantir la responsabilité pénale des responsables de ces violations.

