Transfert punitif du condamné à mort politique Mehrab Abdollahzadeh en isolement à la prison d’Urmia
Mehrab Abdollahzadeh, condamné à mort politique, a été transféré en isolement sur ordre du directeur de la prison centrale d’Urmia. Selon le Réseau des droits de l’homme du Kurdistan, le mardi 28 avril 2026, après environ trois mois de suspension, les prisonniers politiques et idéologiques de la prison centrale d’Urmia ont pu recevoir la visite de leurs familles. Lors de cette visite, un soldat a eu un comportement insultant envers les familles des prisonniers pendant l’inspection, ce qui a provoqué la protestation d’Abdollahzadeh.
Toujours selon la même source, après la fin de la visite et alors qu’il retournait dans sa cellule, ce prisonnier politique a été transféré, menotté et enchaîné, en isolement sur ordre de Peyman Khanzadeh, directeur de la prison centrale d’Urmia.
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— Iran Focus (@Iran_Focus) April 28, 2026
Mehrab Abdollahzadeh, né le 15 mars 1998 à Urmia, a été arrêté le 22 octobre 2022, en pleine vague de protestations qui a secoué le pays, sur son lieu de travail par des agents du service de renseignement du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI). Il a ensuite été transféré dans un centre de détention de ce même corps.
Selon le rapport, il a subi des pressions physiques et psychologiques ainsi que des actes de torture pendant 38 jours dans ce centre, afin de le contraindre à avouer sa participation aux manifestations et le meurtre d’un membre des Bassidj (une force paramilitaire affiliée au CGRI). Cependant, des sources bien informées affirment que les images de vidéosurveillance de la scène du crime, détenues par les services de sécurité, ne montrent aucune trace de sa présence, et il a toujours nié ces accusations. D’après une source bien informée, il a rejeté les charges à tous les stades de son interrogatoire et devant le tribunal, et a même demandé l’examen de la géolocalisation de son téléphone portable pour prouver son absence sur les lieux.
De plus, sa famille n’a eu aucune information sur son lieu de détention pendant les 38 premiers jours, et il s’est vu refuser l’accès à un avocat et les visites familiales durant cette période.
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Après la fin des interrogatoires, son dossier a été transmis à la 7e chambre du Parquet populaire et révolutionnaire d’Urmia, puis, suite à un acte d’accusation, à la 1re chambre du Tribunal révolutionnaire islamique d’Urmia. Après trois audiences, ce tribunal a prononcé une peine de mort le 19 septembre 2024, qui lui a été officiellement notifiée en prison le 21 octobre de la même année.
Suite à la protestation de ses avocats, l’affaire a été portée devant la Cour suprême et renvoyée à la 9e chambre. Le 18 décembre 2025, le juge d’instruction, tout en lui notifiant la confirmation de la peine capitale, lui a demandé de signer une demande de grâce.
Finalement, à la mi-février 2026, la Cour suprême a rejeté la demande de nouveau procès de ce prisonnier politique.

