Des informations en provenance d’Iran indiquent que la grève de la faim menée par les condamnés à mort de la prison de Ghezel Hesar, entamée pour protester contre l’exécution potentielle de six prisonniers, se poursuit.
Selon des organisations de défense des droits humains, cette grève de la faim, qui a débuté le 13 juillet et s’est poursuivie au moins jusqu’au 16 juillet, réclame l’arrêt de l’exécution de six prisonniers condamnés pour des infractions liées à la drogue et qui, d’après ces organisations, ont été placés à l’isolement avant leur exécution.
Les autorités pénitentiaires auraient refusé de transférer plusieurs grévistes de la faim à l’infirmerie de la prison malgré la dégradation de leur état de santé.
Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des prisonniers brandissant des pancartes où l’on peut lire « Non à l’exécution ».
Le quartier 2 de la prison de Ghezel Hesar compte environ 1 500 prisonniers condamnés à mort pour des infractions liées à la drogue.
Témoignage d’un détenu condamné à mort à la prison de Ghezel Hesar, au sixième jour de sa grève de la faim
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Salutations au peuple iranien
Aujourd’hui, en date du 18 juillet 2026, c’est le sixième jour de la grève des 1 500 prisonniers condamnés à… pic.twitter.com/ivFkKc6y2o— csdhi.org (@CSDHI) July 19, 2026
Il ne s’agit pas de la première grève de la faim collective d’une telle ampleur. En octobre 2025, plus de 1 500 détenus de ce quartier ont entamé une grève de la faim de six jours pour protester contre les exécutions et se sont cousu les lèvres pour exiger leur arrêt.
Suite à cette grève de la faim, et parallèlement aux manifestations des familles de prisonniers devant le Majlis (Parlement) iranien, les autorités pénitentiaires et le pouvoir judiciaire ont promis aux grévistes que les exécutions pour infractions liées à la drogue dans cette prison seraient suspendues jusqu’à modification de la loi.
Les responsables du régime iranien et les autorités de la prison de Ghezel Hesar n’ont pour l’instant fait aucune déclaration concernant cette grève de la faim.
Amnesty International a annoncé en mai 2026 que le régime iranien avait exécuté un nombre record de 2 159 personnes en 2025, un chiffre sans précédent ces dernières décennies.

