Le pouvoir judiciaire iranien a annoncé l’exécution d’Erfan Esfandiari et de Gol-Mohammad Mohammadi, deux accusés jugés pour leur implication dans les événements du 8 janvier sur la place Alikhani à Ispahan.
Mizan, le site d’information d’État affilié au pouvoir judiciaire iranien, a, sans présenter de preuves indépendantes ni vérifiables, imputé de nombreux chefs d’accusation aux deux hommes, notamment le meurtre de policiers, l’incendie de corps et d’importants dégâts matériels. Le média a affirmé que les condamnations avaient été prononcées après les aveux des accusés et l’examen des images de vidéosurveillance.
Cependant, dans un système où les aveux télévisés, les pressions sécuritaires, l’impossibilité de consulter un avocat et les procès à huis clos sont devenus monnaie courante, le recours du gouvernement aux « aveux » et aux « normes juridiques » ne constitue en rien une preuve crédible d’un procès équitable.
Mizan Le régime iranien a une fois de plus fusionné les rôles d’accusé, d’interrogateur, de juge et de bourreau au sein d’un même système, puis a présenté son propre récit comme la vérité absolue.
Ces exécutions ne sont pas un signe de force, mais celui d’un gouvernement paralysé par la peur qui, au lieu de rendre des comptes à la société, envoie des jeunes à la potence pour tenter de faire taire toute contestation.

