Mercredi 2 septembre, des médias spécialisés dans les droits humains ont fait état de la détention et des interrogatoires continus d’opposants au régime iranien. Ils ont annoncé que l’appareil judiciaire du régime, après avoir rejeté la demande de nouveau procès d’Alireza Sepahi sans tenir d’audience, avait transmis son dossier au service d’exécution des peines en vue de l’application de la peine capitale.
Shahrzad Shahbazi, l’avocate d’Alireza Sepahi, a indiqué qu’une chambre du Tribunal révolutionnaire d’Ispahan avait rejeté la demande de nouveau procès de son client sans audience — et ce, malgré l’autorisation accordée par la 39e chambre de la Cour suprême iranienne — et avait transmis le dossier au service d’exécution des peines pour l’application de la sentence.
Mme Shahbazi a souligné que, malgré le rejet de la demande précédente, elle déposerait une nouvelle requête le samedi 4 septembre et explorerait « toutes les voies juridiques pour suspendre l’exécution de la peine et obtenir un réexamen du dossier ».
Alireza Sepahi, l’un des accusés dans l’affaire dite de la « place Alikhani d’Ispahan », devait être exécuté tôt le matin du mardi 28 juillet, en même temps qu’Abolfazl Sepahi Badehjani et Amirhossein Safar-Hosseiniabadi. Toutefois, avant son transfert sur le lieu de l’exécution, il a été victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC) et a été hospitalisé en raison de son état de santé critique. Deux jours plus tard, après avoir reçu des soins médicaux, il a été ramené à la prison de Dastgerd, à Ispahan.
10 manifestants condamnés à mort dans l’affaire de la place Shohada à Ispahan #StopExecutionsInIranhttps://t.co/B8NebtxIJJ
— Iran Focus (@Iran_Focus) September 1, 2026
L’association Iran Human Rights Society a également rapporté que, le mardi 1er septembre, six véhicules transportant des forces du régime ont mené un raid dans le village de Kasnazan, à Saqqez, procédant à l’arrestation de Nahid Kasnazan et à son transfert vers un lieu inconnu.
Selon le rapport de cette organisation de défense des droits humains, les villageois ont eu interdiction de quitter leur domicile durant ce raid armé, et tous les effets personnels ainsi que le téléphone portable de Mme Kasnazan ont été confisqués sans présentation de mandat légal. Les motifs de l’arrestation de cette citoyenne demeurent inconnus, et les forces de sécurité n’ont fourni aucune explication à ce sujet. Par ailleurs, l’organisation de défense des droits humains Kurdpa a exprimé son inquiétude quant au maintien en détention de Mohammad Hamzehzadeh et à l’absence d’informations sur son état. Il a été arrêté par les forces de sécurité à Mahabad le 25 août, sans présentation de mandat judiciaire.
À la suite de son arrestation, cet homme a été transféré vers un lieu inconnu ; neuf jours plus tard, on ignore toujours où il est détenu. Depuis son arrestation, Mohammad Hamzehzadeh n’a eu accès ni à un avocat, ni au téléphone, ni aux visites de sa famille.

