Les forces du gouvernement yéménite internationalement reconnu ont saisi, en mer Rouge, une cargaison d’armes envoyée par le régime iranien aux miliciens houthis. La cargaison contenait des équipements et des composants destinés à la fabrication et à la modernisation de drones suicides.
Les forces de la « Résistance nationale yéménite », affiliées au gouvernement internationalement reconnu, ont indiqué que la cargaison avait été interceptée et saisie le 24 août, après l’identification et la surveillance d’un réseau de contrebande lié au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI).
Selon le rapport publié, le matériel découvert comprenait des systèmes de guidage et de contrôle de drones, des équipements de transmission vidéo en direct, des composants électroniques de précision, des systèmes de communication, des antennes ainsi que des pièces destinées aux systèmes d’alimentation en carburant des drones.
Les autorités yéménites ont également précisé que les personnes arrêtées lors de l’opération avaient fourni des informations sur les activités du réseau de contrebande et ses liens avec le CGRI, et que les détails de ces aveux seraient rendus publics.
Parallèlement, l’armée légitime du Yémen a annoncé la création d’une nouvelle unité de drones et a fait savoir qu’elle avait mené sa première attaque contre des positions houthies dans la province de Marib. L’utilisation de drones par les forces gouvernementales yéménites s’est intensifiée sur plusieurs fronts ces dernières semaines.
Ces développements surviennent alors que les Houthis ont, une fois de plus, multiplié les attaques contre des navires transitant par la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb ; des actions que les observateurs critiques considèrent comme s’inscrivant dans la politique régionale du régime iranien et dans le soutien continu de Téhéran à ses groupes supplétifs.

