La dépréciation du rial en Iran est entrée dans une nouvelle phase, sur fond de pressions financières et de sanctions américaines accrues à l’encontre du régime iranien. Alors que Washington a multiplié les mesures visant à restreindre l’accès du régime au système financier international, le cours du dollar sur le marché iranien a franchi la barre des 2,08 millions de rials le dimanche 30 août, atteignant un niveau record.
Selon le quotidien public *Donya-e Eqtesad*, le dollar américain s’échangeait aux alentours de 2,061 millions de rials dimanche matin. Cette flambée survient alors même que la Banque centrale du régime affirme avoir mis d’importantes quantités de dollars à disposition via le réseau bancaire et avait annoncé que l’offre, lors de la première phase, était 25 fois supérieure à la demande — une affirmation que la réalité du marché des changes a rendue caduque.
La dépréciation du rial en Iran est entrée dans une nouvelle phase, sur fond de pressions financières et de sanctions américaines accrues à l’encontre du régime iranien. Alors que Washington a multiplié les mesures visant à restreindre l’accès du régime au système financier international, le cours du dollar sur le marché iranien a franchi la barre des 2,08 millions de rials le dimanche 30 août, atteignant un niveau record.
Les politiques du régime iranien ont provoqué une hyperinflation structurelle #IranEconomyhttps://t.co/rnTeyIRYeK
— Iran Focus (@Iran_Focus) August 29, 2026
Selon le quotidien public *Donya-e Eqtesad*, le dollar américain s’échangeait aux alentours de 2,061 millions de rials dimanche matin. Cette flambée survient alors même que la Banque centrale du régime affirme avoir mis d’importantes quantités de dollars à disposition via le réseau bancaire et avait annoncé que l’offre, lors de la première phase, était 25 fois supérieure à la demande — une affirmation que la réalité du marché des changes a rendue caduque.
Abdolnaser Hemmati, gouverneur de la Banque centrale du régime, a attribué cette hausse du taux de change à « la posture et à la propagande américaines ». Parallèlement, toutefois, la pression extérieure exercée sur le réseau financier du régime iranien a pris une nouvelle ampleur.
La Banque centrale des Émirats arabes unis a annoncé qu’elle procéderait à une inspection spéciale et immédiate des succursales de la « Banque Misr » dans le pays. Cette décision fait suite aux accusations du département du Trésor américain, selon lesquelles la banque aurait effectué des transactions liées à l’Iran, et à l’avertissement selon lequel son accès au système financier américain pourrait être coupé.
Exclusion économique : l’offensive économique majeure contre le régime iranien
Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré le vendredi 28 août que les soutiens du régime iranien ne pouvaient continuer à utiliser le dollar et le système financier mondial. Il a accusé la « Banque Misr » de continuer à soutenir le régime iranien et a prévenu que les personnes impliquées dans le blanchiment d’argent au profit du régime se verraient également refuser l’accès au système financier américain.
Par ailleurs, les responsables américains ont qualifié l’intensification de la pression économique sur le régime iranien d’« exclusion économique ». Bessent a qualifié ces mesures d’ultime étape de la guerre économique et de l’une des offensives financières les plus vastes jamais lancées par les États-Unis contre un pays adverse.
Évoquant la situation économique de l’Iran, le président américain Donald Trump a également affirmé que le régime se trouvait dans une position extrêmement difficile, au point de ne plus être en mesure de verser les soldes de ses militaires. Il a souligné que la pression économique n’excluait pas pour autant l’option militaire.
La montée du dollar à plus de 2,06 millions de rials, conjuguée au resserrement croissant des circuits bancaires et financiers du régime, témoigne de l’aggravation de la crise économique — une crise dont le coût est supporté avant tout par le peuple iranien et qui assombrit davantage les perspectives économiques du régime.

