Mohammad-Jafar Ghaem-Panah, adjoint exécutif du président du régime iranien, a admis que le régime est dans l’incapacité d’importer de l’essence en raison du blocus naval américain. Actuellement, la consommation quotidienne d’essence dans le pays s’élève à 132 millions de litres, alors que la production quotidienne n’atteint que 115 millions de litres. Ce déficit de 17 millions de litres a entraîné la fermeture de certaines stations-service et la formation de longues files d’attente à Téhéran. Parallèlement, des responsables du régime ont mis en garde contre les conséquences sécuritaires d’une hausse des prix du carburant et l’éventualité de nouvelles manifestations.
Entre-temps, dans la soirée du vendredi 28 août, le président du régime iranien, Masoud Pezeshkian, a annoncé la décision du régime d’augmenter le prix du troisième palier du quota d’essence, le faisant passer de 50 000 à 100 000 rials ; une mesure qui, si elle est appliquée, doublerait le coût de ce quota. Le calendrier de mise en œuvre de ce plan n’a pas encore été dévoilé.
Il n’a pas précisé la date d’entrée en vigueur de cette hausse des prix, indiquant que l’information du public et la coordination nécessaires devaient avoir lieu avant toute mise en œuvre.
Cette annonce intervient alors que des informations récentes font état de la fermeture de certaines stations-service à Téhéran et de la formation de longues files d’attente devant ces établissements.
Pezeshkian a attribué la hausse des prix et les problèmes d’approvisionnement en carburant à ce qu’il a qualifié de « conditions de temps de guerre », aux restrictions sur les importations d’essence et à la baisse des revenus du régime iranien. Il a souligné qu’outre la réduction de la production nationale, l’importation d’essence nécessitait également des ressources financières.

