Le ministère du Renseignement du régime iranien a annoncé l’arrestation de 30 citoyens dans les districts de Mahallat et Nimvar. Les services de sécurité ont accusé les personnes interpellées d’avoir dirigé les manifestations de janvier et d’entretenir des liens avec des réseaux basés à l’étranger. Les médias officiels ont présenté ces actions comme s’inscrivant dans les opérations de sécurité du régime visant à contrer la contestation populaire. Cette vague d’arrestations visait à instaurer un climat de peur et d’intimidation dans la province de Markazi.
Incapable de juguler les crises économiques et sociales qui frappent la population, le régime iranien a une fois de plus recouru à sa tactique habituelle : formuler des accusations liées à la sécurité et assimiler les manifestants à des agents de puissances étrangères. Toutefois, les arrestations massives et l’instauration d’un climat digne d’un État policier n’ont jamais réussi à étouffer la contestation ni à faire taire les revendications légitimes des masses opprimées.

