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Déplacer les troupes vers la frontière iranienne, a dit Brown

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The Sunday Telegraph, 16 septembre – Par Philip Sherwell et Tim Shipman – Le général David Petraeus exhortera Gordon Brown à augmenter le nombre de troupes britanniques patrouillant sur la frontière irakienne avec l’Iran quand il rencontrera le Premier ministre cette semaine.

Le commandant américain en Irak veut que la Grande-Bretagne déplace une proportion significative des 5 000 soldats stationnés à l’aéroport de Bassora pour briser la contrebande d’armes iraniennes vers les milices chi’ites.

Mais des commandants britanniques craignent que ce mouvement ne comporte un risque sérieux d’impliquer le Royaume-Uni dans une guerre avec l’Iran à un moment où il veut se retirer d’Irak.

Un ancien sous-secrétaire américain à la Défense qui est désormais conseiller au Pentagone a dit au Sunday Telegraph que le général Petraeus utiliserait la réunion pour mettre au courant M. Brown sur la manière dont l’Iran accroît les fournitures d’armes et d’entraînement des insurgés.

« Il soutiendra qu’une action doit être entreprise au plus tôt pour arrêter ou du moins réduire ces activités et que la Grande-Bretagne doit faire partie de cette action » a dit le fonctionnaire. « Il parlera de la possibilité d’accroître la sécurité le long de la frontière irakienne avec l’Iran.

« Il ne fera pas la demande, mais il présentera l’argument que des forces britanniques qui se sont maintenant retirées de Bassora devraient être transférées en mission de sécurité à la frontière. »

La semaine dernière, à la demande des Américains, 350 soldats britanniques de la première brigade mécanisée ont commencé à patrouiller dans la frontière à l’est de Bassora et la voie navigable du Chat Al-Arab.

Mais le Daily Telegraph a révélé qu’en novembre environ 2 500 soldats du contingent de Bassora pourraient être déplacés de la voie dangereuse vers l’autre coté de la frontière au Koweït, d’où ils escorteront des convois et formeront des troupes irakiennes. Cette mesure mettra la Grande-Bretagne encore plus en désaccord avec le commandement américain.

Un conseiller du Président George Bush a dit que la Grande-Bretagne devrait plutôt penser à envoyer davantage de troupes à la frontière iranienne.

« Il y a là 5000 soldats », a-t-il dit. « Nous voulons qu’ils restent en Irak mais nous voulons aussi qu’ils fassent quelque chose d’utile. »

Dan Goure, un consultant du Pentagone, a dit : « Petraeus cherchera ce que les Anglais peuvent faire pour renforcer la frontière iranienne. Nous y installons une nouvelle base et c’est logique que nous cherchions l’aide de nos alliés. »

La mesure, selon les termes d’un conseiller de M. Brown, fait du Premier ministre « une toupie entre les Américains et Richard Dannatt », le chef de l’Armée, qui a obtenu une promesse du gouvernement Blair qu’il n’aurait pas à se battre sur deux fronts, en Irak et en Afghanistan.

Le général Petraeus appellera aussi la Grande-Bretagne à maintenir les forces spéciales SAS engagées en Irak et à maintenir le contrôle de l’unité du quartier général qui surveille le sud de l’Irak. Il demandera un long délai de préavis si, comme prévu, la plus grande partie des troupes britanniques est renvoyée au pays au début de l’année suivante.

Quant aux Américains, ils espèrent que l’intervention des Iraniens forcera les troupes britanniques à rester à Bassora plus longtemps.

Mais un expert en défense qui a discuté de la question avec les plus hautes autorités au ministère de la Défense nationale a déclaré : « Ils sont inquiets de voir que s’ils en font plus à la frontière iranienne, il y aura des incidents désagréables pour nous à la fin d’une campagne et nous pourrions être englués dans un conflit durable avec l’Iran. »

Une autorité gouvernementale a reconnu : « Le général Petraeus est le commandant des forces de la coalition. S’il fait une demande, tant que nous avons des troupes là, ce sera difficile de l’ignorer. »

Le voyage du général Petraeus est destiné à calmer les échanges exacerbés sur l’avenir du déploiement de l’Irak britannique.

Le Sunday Telegraph a appris que le commandant américain à Bagdad, le général Ray Odierno, est furieux contre les plans britanniques de retrait et croit que le Secrétaire à la Défense, Des Browne, l’a induit en erreur sur la raison du retrait récent de Bassora.

Un conseiller du général Petraeus a déclaré : « Odierno a dit : ‘ s’il y a une chose je déteste le plus, c’est qu’un politicien américain me mente, c’est que des étrangers me mentent. Browne a dû revenir là-dessus et admettre que ce n’était pas parce que le travail avait été fait, mais parce que l’Armée ne pouvait pas faire les deux [l’Irak et l’Afghanistan »>. »

Le général Petraeus tiendra une conférence de presse mardi pour répondre aux inquiétudes britanniques et, lors de ses réunions avec M. Brown et des chefs de la défense, il « donnera des assurances comme quoi le combat en Afghanistan n’est pas négligé pas plus que les résultats des développements en Irak ».

En retour, on s’attend à ce que le général Dannatt discute du départ de quelques troupes du quartier général de Bassora. Un sénateur américain qui en a discuté avec le général Petraeus a dit : « En ce qui le concerne, ils restent. »

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