IranDroits de l'hommeIran : l’avocat Seif Zadeh dénonce l’accusation de Moharebeh

Iran : l’avocat Seif Zadeh dénonce l’accusation de Moharebeh

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Iran Focus : Mohammad Seif-Zadeh, avocat de plusieurs prisonniers politiques iraniens a dénoncé dans une interview l’accusation de « Moharebeh » retenue contre six d’entre eux récemment condamnés à la peine capitale. Voici son  interview télévision avec Voice of America en langue persane.

VOA : Alors que les réactions et les protestations internationales contre les dernières exécutions se poursuivent, selon les défenseurs des droits humains et les juristes, il est possible que d’autres prisonniers politiques soient en danger d’être pendus. Mohammad Seif-Zadeh, avocat de plusieurs de ces détenus, déclare que depuis la dernière élection présidentielle de nombreux dossiers d’instruction ont été ouverts sans la moindre base.

Mohammad-Seif Zadeh : plusieurs personnes ont été arrêtées dans les manifestations ou avant les manifestations sous prétexte qu’il s’agissait de sympathisants des Moudjahidine du peuple. Dans la 28e chambre du tribunal de la révolution ils en sont à présent au stade du jugement et le parquet de Téhéran a requis la peine réservée au Mohareb ou ennemis de Dieu.

Le dernier cas que nous ayons eu à traiter était Mme Massoumeh Yavari. Elle n’a absolument commis aucun délit. Elle était venue de Golpayegan pour participer à une manifestation. Elle a été arrêtée et se trouve en prison sous mandat d’arrêt provisoire. Elle est accusée de Moharebeh (guerre contre Dieu) et d’atteinte à la sécurité. C’est étrange, car l’accusation de Moharebeh doit être prouvée par le témoignage de deux hommes sages, adultes et maitres de soi,  ce qui n’est pas le cas et Mme Yavari dément les délits qui lui sont reprochés. Mais le parquet a tout de même requis la peine pour Moharebeh. Plus étrange encore, c’est qu’avant même le procès, le président du tribunal ait annoncé vouloir la peine de mort. Et face à nos protestations parce qu’il n’a pas le droit de s’exprimer ainsi avant le verdict, il nous répond qu’on peut toujours protester.

Toujours aussi étrange, le tribunal dit qu’il est ouvert à tous sauf aux « Monafeghine » (Moudjahidine du peuple). C’est exactement contraire aux articles 16 et 20 de la constitution et au principe d’égalité devant la justice. Il semble que ce groupe soit privé de tous les droits.
 

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