Le quotidien d’État Shargh a écrit : « En se classant 95e, l’Iran affiche la pire qualité de l’internet parmi les 100 pays ayant le plus de PIB », le plaçant derrière des pays comme le Soudan, le Congo et l’Éthiopie.
Selon Shargh: « En se classant 95e, l’Iran affiche la pire qualité de l’internet parmi les 100 pays ayant le plus de PIB, c’est-à-dire les plus grandes économies mondiales.»
Le rapport indique que l’accès à internet en Iran est seulement meilleur que dans des pays comme Cuba, le Turkménistan, le Soudan et l’Éthiopie, une situation qui place l’Iran aux côtés de pays en guerre et sous-développés.
Cette baisse de qualité est la conséquence directe d’une corruption endémique et de politiques gouvernementales qui sacrifient le libre accès des citoyens au profit du contrôle et de la censure.
À l’hiver 2023, le ministère des Communications a augmenté les tarifs de l’internet de 30 %, promettant une meilleure qualité, mais Shargh a souligné que la qualité « non seulement ne s’est pas améliorée, mais s’est même dégradée ».
Shargh a rappelé qu’à l’hiver 2023, le ministère des Communications avait augmenté les tarifs de 30 % en s’engageant à améliorer la qualité. Cependant, « en pratique, la qualité n’a pas sensiblement évolué et s’est même dégradée », laissant intact l’écart entre « prix élevés » et « qualité inférieure ».
Cette tendance montre que les hausses de coûts n’ont servi qu’à renflouer les poches des opérateurs et des réseaux de télécommunications liés au pouvoir du régime, et non à développer les infrastructures. Le pouvoir judiciaire, par son silence et son inaction, a ouvert la voie à la poursuite de ce cycle de corruption et de profit.
Les experts affirment que les racines de la crise d’Internet ne résident pas dans les tarifs, mais dans le filtrage et les politiques restrictives du régime – un exemple flagrant de corruption structurelle et de manque de responsabilité de la part du pouvoir judiciaire et du gouvernement.
Les experts interrogés par Shargh ont souligné que la crise d’Internet est davantage due aux politiques restrictives et au filtrage qu’aux tarifs : « Ce qui affecte gravement la qualité d’Internet et les revenus des opérateurs, c’est l’imposition de restrictions et de filtrage sur
le réseau. » Les restrictions imposées par les institutions sécuritaires et gouvernementales ont non seulement perturbé la vie des citoyens et les activités économiques, mais ont également conduit le secteur des télécommunications au bord de l’effondrement.
Ce tableau clair de corruption structurelle montre une fois de plus comment les intérêts nationaux et le bien-être des citoyens ont été sacrifiés au profit d’un réseau de profit, de censure et d’un système judiciaire corrompu.

