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Le président du parlement jordanien : l’Iran est une menace à la stabilité

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United Press International, Amman, Jordanie, 25 mai – Abdel Hadi Majali, le président du parlement jordanien a accusé l’Iran de menacer la sécurité jordanienne et de chercher à déstabiliser ce pays.

La presse jordanienne jeudi a cité Majali déclarant dans une réunion du Parti constitutionnel national, auquel il appartient, il y a deux jours : « L’Iran menace la sécurité de la Jordanie et vise la stabilité du pays et non à renverser son régime. »

« L’Iran pose une véritable menace à la Jordanie”, a-t-il ajouté, prévoyant des tensions dans la région si Téhéran devenait la cible de frappes militaires américaines sur son programme nucléaire controversé.

« La Jordanie sera touchée, que l’Iran soit la cible d’une opération militaire ou non”, a dit Majali, accusant l’Iran de fournir au Hamas des armes et des munitions.

Il a rappelé les accusations officielles comme quoi le Hamas faisait passer des armes en contrebande en Jordanie où il les entrepose avec le but de mener des opérations terroristes contres des autorités jordaniennes et des installations vitales.

La Jordanie a révélé au début du mois que la sécurité avait arrêté 20 membres du Hamas impliqués dans de la contrebande d’armes, y compris des roquettes de fabrication iranienne, qui peuvent être utilisées pour viser des installations. Mais Amman n’a pas accusé Téhéran d’être impliqué dans cette affaire.

Les déclarations de Majali contre l’Iran n’ont pas de précédent et sont considérées par beaucoup comme une déviation de la ligne diplomatique.

La Jordanie est très préoccupée par le conflit qui s’aggrave entre l’Iran et l’Occident à propos de son programme nucléaire et redoute l’engagement iranien en Irak et sa proximité avec le Hamas, qui éloigne le groupe militant islamique du processus de paix après la formation du nouveau gouvernement palestinien.

Les relations irano-jordaniennes se sont tendues il y a deux ans quand le roi Abdullah de Jordanie avait mis en garde contre les dangers de ce qu’il appelait le “croissant chi’ite” commençant à Téhéran, passant par Damas pour aller jusqu’à Beyrouth.

Les relations diplomatiques entre Amman et Téhéran ont été rétablies au début des années 1990 après plus de dix ans de silence.

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