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Le gouvernement américain demande aux banques de ne plus traiter avec l’Iran

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The Independent, 28 décembre – De Stephen Foley à New York – Plusieurs dizaines de banques ont cessé ou freiné leurs opérations avec l’Iran et avec d’autres « Etats en marge » face à la pression non officielle du gouvernement américain, qui désire éviter de passer par le processus d’adoption de sanctions internationales.

Hank Paulson, banquier à la Goldman Sachs, devenu secrétaire au Trésor, a réalisé un exposé à Wall Street qui aurait eu normalement sa place aux Nations Unies, exposant les liens entre les institutions financières opérant dans les Etats en marge et le crime organisé et le terrorisme.

Cette campagne a remarquablement réussi à rompre les liens entre les nations en marge et les marchés financiers mondiaux, et ce genre d’intervention devrait se multiplier l’année prochaine, les Etats-Unis défiant l’Iran en raison de son programme nucléaire et de son financement présumé de groupes terroristes.

« Nous essayons de nous servir de la tendance naturelle du secteur privé à éviter toute mauvaise conduite et à s’assurer que sa réputation reste sans tache », a affirmé le sous-secrétaire au Trésor, Stuart Levey. « Nous désirons arriver à définir comment nous pouvons coopérer avec le secteur privé pour qu’il fasse ce que nous voulons. »

Près de deux douzaines d’institutions financières ont volontairement ralenti ou cessé leurs transactions avec la Corée du Nord cette année, depuis que les USA ont placé sur liste noire la Banco Delta Asia de Macao pour avoir aidé, selon le Trésor, des hauts responsables nord-coréens à amasser des sommes clandestines d’un montant de plusieurs millions de dollars.

Une mesure similaire a été prise en septembre 2006 à l’encontre de la Bank Saderat, basée à Téhéran, pour avoir aidé à financer des groupes terroristes, ce qui a également été évoqué dans l’offensive du Trésor à Wall Street.

En parlant de ces actions directement aux banquiers, le Trésor fait comprendre à certaines banques étrangères qu’il existe un danger implicite : leur accès au marché américain pourrait être menacé si elles faisaient des affaires avec des parties jugées indésirables par le gouvernement des Etats-Unis.

Le Trésor pense avoir trouvé un raccourci pour imposer des sanctions financières qui prendraient des mois, voire des années, pour être acceptées par l’ONU.

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