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Au Koweït, Bush parle de progrès en Irak et avertit l’Iran

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AFP, Koweït, 12 janvier – Le président George W. Bush a affirmé samedi au Koweït que « l’espoir revenait » en Irak et qu’il pensait atteindre son objectif de réduction des troupes américaines en juillet, tout en avertissant l’Iran de cesser ses ingérences dans ce pays.

« Il n’y a aucun doute dans mon esprit que nous allons réussir » en Irak, a lancé M. Bush dans une brève allocution prononcée devant quelque 1.500 soldats rassemblés au pied d’un immense drapeau américain au camp Arifjan, la principale base américaine au Koweït, par où passent les soldats allant en Irak ou en revenant.

Il a exhorté l’Iran à « cesser de soutenir les milices » qui attaquent les forces de la Coalition et les troupes irakiennes et a appelé la Syrie à « réduire encore plus le flot de terroristes » qui franchissent sa frontière avec l’Irak pour combattre les soldats américains et leur alliés irakiens.

Sa visite au camp Arifjan, au quatrième jour d’une tournée au Proche et Moyen-Orient qui l’a déjà conduit en Israël et en Cisjordanie, s’est produite presqu’un an jour pour jour après qu’il eut annoncé une nouvelle stratégie controversée pour empêcher l’Irak de sombrer dans la guerre civile.

M. Bush se prévaut aujourd’hui avec prudence de la réussite de ce plan, qui consistait essentiellement à envoyer environ 30.000 soldats supplémentaires en Irak.

Avant de parler aux soldats, il avait reçu un rapport sur la situation en Irak lors d’une rencontre avec le commandant des troupes américaines dans ce pays, le général David Petraeus, et l’ambassadeur des Etats-Unis à Bagdad, Ryan Crocker.

« Le niveau de violence (en Irak) a été réduit de manière significative », a-t-il dit à la presse. « L’espoir revient à Bagdad et l’espoir revient dans les villes et villages à travers l’Irak », a-t-il poursuivi, admettant toutefois que la branche irakienne du réseau Al-Qaïda « (restait) dangereuse », malgré les « coups sévères » qui lui ont été infligés.

« Ces améliorations permettent à certains soldats américains de rentrer chez eux », a-t-il dit. M. Bush a ainsi affirmé être « sur la bonne voie » pour atteindre son objectif en matière de réduction des troupes.

Il avait annoncé en septembre un début de retrait limité visant à réduire le nombre de brigades déployées en Irak de 20 à 15 d’ici à juillet, ce qui ramènerait théoriquement les effectifs, actuellement d’environ 160.000 hommes, à quelque 130.000.

Mais il a bien précisé samedi que, si le général Petraeus estimait qu’il fallait ralentir le rythme de réduction des effectifs, il s’en remettrait à son avis.

Vendredi, M. Bush avait affirmé que la présence militaire américaine en Irak « pourrait facilement » se prolonger pendant 10 ans ou plus.

Au camp Arifjan, il s’est contenté de dire que l’engagement américain en Irak pour assurer la sécurité de ce pays irait « au-delà de (sa) présidence », qui s’achève en janvier 2009.

Ce discours de M. Bush a remis l’Irak sur le devant de la scène au cours d’une tournée destinée à promouvoir un accord de paix israélo-palestinien, mais aussi à contenir ce qu’il décrit comme la « menace » de l’Iran.

A ce propos, M. Bush a de nouveau accusé le régime de Téhéran d’attiser la violence en Irak et l’a sommé de mettre fin à ces ingérences, que l’Iran nie.

« Le rôle de l’Iran dans la violence a été dévoilé au grand jour. Nous détenons des agents iraniens et nous en apprenons plus sur la manière dont l’Iran soutient les groupes extrémistes », a-t-il dit.

L’Iran constitue le thème principal de la visite de M. Bush au Koweït et trois autres pays du Golfe: Bahrein, les Emirats arabes unis et l’Arabie saoudite. Sa tournée s’achèvera mercredi en Egypte.

Le message du président américain aux pays arabes du Golfe, dirigés par des régimes sunnites, est que les les Etats-Unis continueront d’assurer la sécurité du Golfe face à la montée en puissance de l’Iran chiite.

M. Bush assure que le programme nucléaire iranien, officiellement de nature civile, continue de représenter un danger.

Tout en accueillant en ami M. Bush, dont le père mit sur pied la Coalition qui libéra le pays de l’occupation irakienne en 1991, et tout en se sachant tributaire des Etats-Unis pour sa sécurité, le Koweit, à l’instar des autres monarchies du Golfe, semble encore plus préoccupé par les risques d’une attaque américaine contre l’Iran et ses répercussions que par l’influence iranienne.

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