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Le changement démocratique en Iran est à portée de main – Ali Safavi

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Le changement démocratique en Iran est à portée de main – Ali Safavi

Par Ali Safavi – THE Hill: Le 4 novembre, le régime iranien a commémoré le 38e anniversaire de la prise de l’ambassade des États-Unis en 1979, lorsque des dizaines de citoyens américains ont été pris en otage pendant 444 jours. Cette année, il a fait défiler ses missiles balistiques devant l’ancienne ambassade des États-Unis à Téhéran. Avec des slogans tels que « Mort à l’Amérique », le mépris des normes internationales et de l’accord nucléaire est devenu très évident.

Mais cette image n’est pas représentative de l’Iran.

Aujourd’hui, le citoyen iranien moyen aspire à l’amitié et à des liens mutuellement bénéfiques avec le reste du monde, en particulier avec les États-Unis. En 1979, les américains n’étaient pas les seuls à avoir été pris en otage sur un ordre théocratique médiéval. Le population iranienne a également été prise en otage et maintenue captive après que sa révolution démocratique a été usurpée par Khomeiny.

Des décennies plus tard, les perspectives de changement en Iran sont plus proches et plus viables que jamais. Les conditions intérieures sont propices à une transformation sociopolitique fondamentale, et la population iranienne s’insurge et exige la démocratie.

Au moins trois facteurs distincts mais interdépendants accentuent les perspectives d’un changement :

Premièrement, la dynamique interne : La mauvaise gestion systémique et omniprésente des mollahs a laissé les droits fondamentaux et les revendications de la population iranienne sans réponse et hors d’atteinte. Une « armée de chômeurs », une monnaie dévaluée, l’inflation et la corruption, sont liées à une multitude de fléaux sociaux tels que la prostitution, la toxicomanie et les suicides.

Des milliers de personnes ont été littéralement dépouillées de leurs économies de toute une vie après que des institutions financières affiliées au régime, exonérées de toute responsabilité et de toute réglementation, les ont spoliées. Ces sociétés sont rattachées aux Gardiens de la révolution (pasdaran), au bureau du Guide Suprême, Ali Khamenei, et aux forces de sécurité de l’État.

Ces personnes organisent maintenant des manifestations de masse dans les villes à travers l’Iran, notamment à Téhéran. Chaque jour, des milliers de personnes prennent d’assaut les rues pour protester contre les dérives économiques et les injustices.

Le régime est clairement effrayé. Le mois dernier, des dizaines de milliers de personnes ont tenté d’organiser un rassemblement pour commémorer la naissance du roi perse Cyrus le Grand (connu pour son respect des droits de l’homme et de la liberté d’expression).

Le régime a déployé toutes ses forces pour les en empêcher. Un certain nombre des plus hauts commandants des pasdaran ont été rapidement déployés sur le sépulcre de Cyrus. Pas moins de 6 000 membres des pasdaran y étaient postés pour empêcher les protestations.

Le deuxième facteur important de changement est la perte par le régime du soutien complaisant des États-Unis. Malheureusement, l’administration Obama s’est efforcée à cajoler et à complaire avec le « gouvernement de la République islamique » pendant huit années. A présent, la nouvelle administration, qualifiant à juste titre Téhéran de « dictature », a témoigné du respect à la population iranienne et non à ses meurtriers.

La décision d’intensifier les restrictions contre le régime, notamment en inscrivant les pasdaran sur la liste des organisations terroristes et en imposant de nouvelles sanctions par le Département du Trésor, marque un bon départ pour la politique américaine. Les pasdaran ont longtemps été l’épine dorsale du régime, contrôlant son dispositif de sécurité et de répression tout en renforçant leur domination sur l’économie iranienne.

Les sanctions du Département du Trésor constituent une étape nécessaire pour faire face à la de répression, au terrorisme et aux programmes de missiles balistiques du régime. Cependant, elles doivent être étendues aux individus, sociétés et entités affiliées aux pasdaran, ainsi qu’à leurs mandataires étrangers.

Aujourd’hui, les commandants des pasdaran postés dans 31 provinces à travers l’Iran sont responsables de la répression des manifestations et du rassemblement pacifique. Ces personnes devraient également être soumises à des sanctions.

Enfin, le troisième élément favorisant le changement est la réinstallation en 2016 de tous les membres de l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI/MEK) de leur camp en Irak vers l’Albanie. Depuis l’invasion de l’Irak en 2003, le régime des mollahs a cherché à éliminer physiquement les membres de ce mouvement d’opposition de premier plan.

Ces plans ont été déjoués, et maintenant le noyau organisé de l’opposition a été redynamisé, renforçant sa force et sa cohésion.

L’agitation sociale grandissante en Iran, les restrictions croissantes imposées par Washington aux mollahs et le renforcement de l’opposition organisée, capable de conduire le mécontentement populaire vers un renversement du régime, sont des facteurs déterminants du changement.

Le moment est venu pour le monde de voir la vraie image de l’Iran ; une organisation qui fustige les prises d’otages et le terrorisme et qui défend plutôt une république non nucléaire, démocratique et laïque qui respecte les droits de l’homme, l’égalité des sexes et l’économie de marché.

Le changement démocratique en Iran est non seulement nécessaire, il est également à portée de main, grâce aux décennies de lutte acharnée et de persévérance de la population iranienne et de son mouvement d’opposition organisé. A l’instar des autres dictatures, les mollahs ne peuvent pas contenir indéfiniment les vagues du changement.

Ali Safavi (@amsafavi) est membre de la Commission des affaires Etrangères du Conseil National de la Résistance iranienne, qui se consacre à l’établissement d’une république démocratique, laïque et non nucléaire en Iran.

 

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