A l’occasion de l’anniversaire du déclanchement du soulèvement en Iran en septembre 2022, des manifestations ont été organisées dans une quarantaine de villes à travers le monde par les exilés sympathisants de la Résistance iranienne. Sur la place de la Bastilles ils étaient des centaines pour rappeler que la colère et l’indignation du peuple iranien restent vives et que le renversement de la dictature est inéluctable. Tous les éléments du mécontentement de la population laissent présager un autre soulèvement populaire encore plus massif qui pourrait cette fois emporter le régime islamiste.
Il y a deux ans, suite à la mort de la jeune Mahsa Amini à Téhéran, la population et la jeunesse iranienne se sont engagé dans bar-de-fer qui a duré plusieurs mois, exigeant la fin de la dictature et l’avènement d’une république démocratique et laïque.
C’est ce message qu’ont voulu transmettre les manifestants réunis à Paris à l’appel d’associations franco-iraniennes, dont le Comité de Soutien aux Droits de l’Homme en Iran (CSDHI), l’Association des Femmes iraniennes en France (AFIF) et l’Association Iran Liberté. Un évènement qui a permis l’expression d’une forte solidarité entre Iraniens et français réunis pour défendre la cause de la liberté et des droits de l’homme.

Les rassemblements, notamment à Londres, Berlin, Amsterdam, Rome, Stockholm, Montréal, Toronto, Washington… étaient accompagnés de dépôt de gerbes sur les photos des victimes de la répression en Iran et des expositions de photos des martyrs de la révolution démocratique. Rappelons que la révolte populaire avait pu être étouffé par une sévère répression qui a fait plus de 750 morts et des milliers de blessés et de personnes arrêtées. Une dizaine de manifestants ont également été exécutés.
Depuis, le dictateur iranien, Ali Khamenei, et son nouveau président « réformiste », Massoud Pezechkian, n’ont cédé sur aucune des revendications de la population et la situation des droits de l’homme n’a cessé de se dégrader en Iran. Un rapport récent de l’ONU a souligné que l’impunité pour les auteurs des persécutions et des massacres politiques qui ont jalonné l’histoire de la dictature religieuse ne doivent plus être tolérées.
Les participants au rassemblement de Paris se sont toutefois voulus optimistes quant aux chances du changement démocratique en Iran, soulignant les progrès enregistrés dans le pays par les « unités de résistance ». Défiant les gardiens de la révolution et les autres instruments de la répression sur le terrain, leurs activités et opérations anti-répression prennent régulièrement pour cible les centres et symboles de la répression, notamment les pasdaran et le Bassidj. Ces unités de résistance ont été le fer de lance du soulèvement en 2022 et continuent de semer l’espoir à travers le pays en diffusant les messages de la Résistance pour une révolution démocratique.

Dans un message aux manifestants, Maryam Radjavi, présidente-élue de la coalition du Conseil National de la Résistance iranienne, a appelé les gouvernements occidentaux à « Cessez la politique vétuste de complaisance avec la tête du serpent à Téhéran, à savoir la dictature religieuse. Il faut conditionnez toutes relations avec ce régime à l’arrêt des exécutions en Iran ».
Les participants, qui ont par ailleurs apporté leur soutien à la campagne intitulée « Non aux exécutions en Iran », ont rendu publique une déclaration pour annoncer les principaux points de leurs engagements qui se lit comme suit :
« Nous, participants à la série de manifestations mondiales organisées à l’occasion de l’anniversaire du soulèvement de 2022, rendons hommage aux 120 000 martyrs de la nouvelle révolution du peuple iranien et renouvelons notre engagement envers les 750 fiers martyrs de ce glorieux soulèvement pour le renversement de ce régime criminel, et soulignons ce qui suit :
Nous déclarons notre soutien total aux unités héroïques de la Résistance qui ont courageusement maintenu la flamme du soulèvement et de la résistance. C’est un devoir patriotique, humaniste et moral pour tout Iranien honorable et épris de liberté.
Plus de 160 prisonniers ont été exécutés depuis le début du mois d’août, date à laquelle le nouveau président du régime iranien a pris ses fonctions. Khamenei tente en vain d’empêcher l’explosion de la colère du peuple face à ces effusions de sang.
Nous soutenons la campagne « Non aux exécutions » lancée par Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI). Cette campagne est en cours dans les prisons iraniennes et nous appelons la communauté internationale et tous les défenseurs des droits de l’homme à la soutenir ».
L’appel de la campagne « Non aux Exécutions » a déjà réuni des milliers signatures, dont le texte est ci-joint :

