La pauvreté est devenue l’un des plus grands défis sociaux en Iran. Des politiques économiques inefficaces, une inflation chronique et une croissance inégale des revenus sont les principaux facteurs à l’origine de cette crise.
Selon les rapports, le taux de pauvreté en Iran a considérablement augmenté ces dernières années, plus d’un tiers de la population vivant désormais sous le seuil de pauvreté.
L’une des principales raisons de la propagation de la pauvreté est la forte inflation. Ces dernières années, les prix des biens et services essentiels ont augmenté à un rythme bien plus rapide que les revenus des gens.
L’inflation dans le secteur du logement, en particulier, a exercé une pression considérable sur les ménages. De nombreuses familles ne peuvent plus se permettre d’acheter ou même de louer un logement convenable.
Cela a forcé de nombreuses personnes à vivre dans des conditions extrêmement difficiles et dans des zones défavorisées.
La corruption généralisée empêche les programmes d’aide d’atteindre ceux qui en ont vraiment besoin.
Ces problèmes structurels ont fait de la pauvreté d’une exception la norme, faisant de la descente des individus vers les couches inférieures de la société un phénomène courant.
Malgré ses vastes ressources pétrolières et ses richesses naturelles, l’Iran n’a pas été en mesure de mettre en œuvre des politiques efficaces pour une répartition équitable des richesses.
Les dimensions de la pauvreté en Iran ne se limitent pas aux questions économiques.
La pauvreté monétaire, qui signifie l’incapacité à répondre aux besoins de base tels que le logement, la nourriture et les soins de santé, est répandue, mais il existe également d’autres aspects tels que la pauvreté éducative et culturelle.
De nombreux enfants sont privés d’éducation parce que leurs familles ne peuvent pas payer les frais de scolarité et les dépenses connexes.
Un autre problème majeur est celui des politiques économiques qui aggravent la pauvreté au lieu de la réduire.
Par exemple, les politiques fiscales injustes et inefficaces ont accru la pression sur les déciles de revenus les plus bas de la société.
Selon les rapports disponibles, le taux de pauvreté en Iran a dépassé les 30 % ces dernières années. Cependant, ce chiffre est basé sur les statistiques officielles du régime.
De nombreux experts et économistes présentent des chiffres nettement plus élevés que cela.
En revanche, les pays voisins de l’Iran affichent des taux de pauvreté différents. Dans les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), le taux de pauvreté est nettement inférieur.
Par exemple, le taux de pauvreté au Qatar n’est que de 0,4 %, alors qu’en Arabie saoudite, il est de 13,6 %.
Ces différences reflètent l’impact des différentes politiques économiques et sociales de ces pays.
En Turquie, le taux de pauvreté a diminué ces dernières années pour atteindre environ 21,3 %, grâce à la mise en œuvre de programmes de réformes économiques et sociales dans le pays.
Ces statistiques indiquent que l’Iran a un taux de pauvreté plus élevé que certains pays voisins.
De multiples facteurs, tels que des politiques économiques inefficaces, la corruption et une répartition inégale des ressources, peuvent contribuer à ces différences.
Selon les rapports disponibles, l’Iran détient 209 milliards de barils de réserves de pétrole, soit environ 18 % des réserves mondiales de pétrole, se classant au troisième rang mondial après le Venezuela et l’Arabie saoudite.
En outre, l’Iran possède 32,5 billions de mètres cubes de réserves de gaz naturel, ce qui en fait le deuxième plus grand détenteur de réserves de gaz au monde après la Russie.
La valeur des ressources naturelles de l’Iran est estimée à environ 27,3 billions de dollars.
Cependant, compte tenu de la population iranienne d’environ 85 millions d’habitants, la part de ces ressources naturelles par individu est inférieure à celle de certains pays disposant de ressources similaires.

