Des groupes de jeunes désillusionnés par le régime, les femmes excédées par la misogynie des mollahs et d’autres secteurs désenchantés de la société, sont de plus en plus nombreux à rejoindre les unités de résistance qui foisonnent à travers le pays.
Ces unités de résistance, par leurs méthodes d’actions directs et indirects, ont montré leur efficacité notamment lors du soulèvement de janvier 2018, de 2019 et 2022.
Leur objectif est de briser le climat de terreur et donner à la révolution démocratique du peuple iranien les moyens de sa réussite. Ces jeunes hommes et femmes qui forment les unités de résistance ont vocation à former la force nécessaire par abattre la dictature dans la phase finale de son renversement. Récemment, les unités de résistance ont mené quelques 1700 opérations sur le terrain, dans 31 provinces iraniennes.
Tenir tête à la machine de répression n’est pas une mince affaire dans un Etat tortionnaire. L’engagement sur le terrain comporte de nombreux dangers, des milliers de membres des unités de résistance ont été arrêtés par les forces répressives et soumis aux pires tortures. Des dizaines ont été portés disparus et plusieurs ont été exécutés.
Dans le passé, le ministre iranien du Renseignement avait annoncé l’arrestation de « 116 équipes affiliées à l’OMPI ». Il a déclaré aux médias : « Au cours de l’année écoulé, nous avons démantelé 116 unités affiliées à l’organisation des moudjahidine ».
En septembre 2024, Mehdi Hassani, Behrouz Ehsani et Javad Vafaï, ont été condamnés à mort pour leurs activités contre la dictature. Guerre contre Dieu et corruption sur terre sont les chef d’accusation avancés par le judiciaire des mollahs contre ces militants. En octobre le régime a condamné sept autres sympathisants des Moudjahidines du Peuple :Abolhassan Montazer, Pouya Ghobadi, Vahid Bani-amériane, Babak Alipour, Ali-akbar Daneshvarkar, Mohammad Taghavi et son frère Mojtaba Taghavi. Ils sont accusés de rébellion (Baghi) et de résistance contre le régime.

