Alors que le taux de chômage global de la population active iranienne âgée de 15 ans et plus s’élevait à 7,8 % l’hiver dernier, environ 795 000 diplômés universitaires restent sans emploi.
Le dernier rapport du Centre des statistiques du régime iranien sur l’emploi pour l’hiver 2025 indique que le taux de chômage des diplômés de l’enseignement supérieur a atteint 10,7 %. Bien que ce chiffre représente une baisse de 0,9 % par rapport à la même période l’année dernière, il reste supérieur à la moyenne nationale.
Bien que le taux de chômage général de la population active âgée de 15 ans et plus s’élevait à 7,8 % l’hiver dernier, environ 795 000 diplômés universitaires étaient toujours au chômage. Les femmes et les habitants des zones rurales représentent une part importante de ce chiffre. De plus, 38,9 % de la population totale au chômage durant cette période étaient titulaires d’un diplôme universitaire.
Bien que les diplômés de l’enseignement supérieur représentent 27,3 % de la population active totale, cette proportion a diminué de 0,5 % par rapport à l’année précédente. Cette situation s’explique par la promesse faite par le régime iranien d’ici 2024, par l’intermédiaire du Conseil suprême de l’emploi et de la création d’un « Comité national pour l’emploi des diplômés », d’allouer 25 % des nouvelles opportunités d’emploi aux diplômés de l’enseignement supérieur.
Avec la fin du 13e mandat l’an dernier, le sort de cette résolution et son degré de mise en œuvre restent incertains. La question clé est désormais de savoir quels plans concrets le ministère du Travail du nouveau gouvernement a mis en place pour lutter contre le chômage des diplômés de l’enseignement supérieur, et dans quelle mesure il se concentrera sur la résolution de cette crise structurelle du marché du travail iranien.

