L’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du Département du Trésor américain a sanctionné Jugwinder Singh Brar, un ressortissant indien basé aux Émirats arabes unis, propriétaire de plusieurs compagnies maritimes exploitant une flotte de près de 30 navires. Nombre de ces navires font partie de la « flotte fantôme » du régime iranien.
Simultanément, le Département d’État américain a imposé des sanctions à quatre entreprises pour avoir effectué des transactions importantes liées à l’achat, la vente, le transport ou la commercialisation de pétrole ou de produits pétroliers iraniens, et a désigné deux de leurs navires comme biens bloqués.
Dans un communiqué publié le jeudi 11 avril, le Département du Trésor américain a également annoncé des sanctions contre deux entreprises basées aux Émirats arabes unis et deux entreprises basées en Inde. Ces entreprises possèdent ou exploitent des navires liés à Singh Brar et transportent du pétrole iranien pour le compte de la Compagnie pétrolière nationale iranienne et du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI).
Ces sanctions interviennent alors que les États-Unis et le régime iranien doivent tenir des négociations directes à Oman le samedi 12 avril. Mercredi, le Trésor américain a également imposé des sanctions à cinq entreprises et au PDG de l’une d’elles pour leurs liens avec l’Organisation iranienne de l’énergie atomique.
Selon le Trésor américain, des navires gérés par Singh Brar ont participé à des opérations de transfert de navire à navire risquées dans les eaux entourant l’Irak, l’Iran, les Émirats arabes unis et le golfe d’Oman. Ces cargaisons sont ensuite confiées à des intermédiaires qui mélangent du pétrole ou du carburant iranien avec des produits d’autres pays et falsifient les documents d’expédition pour dissimuler leur origine iranienne. Ce procédé permet aux cargaisons d’accéder aux marchés mondiaux.
Scott Bessent, responsable du Trésor américain, a déclaré à ce sujet :
« Le régime iranien s’appuie sur son réseau de transporteurs et de courtiers sans scrupules, comme Brar et ses sociétés, pour vendre son pétrole et financer ses activités déstabilisatrices. Les États-Unis restent déterminés à perturber tous les acteurs des exportations pétrolières iraniennes, en particulier ceux qui cherchent à tirer profit de ce commerce.»
Cette action a été menée en vertu du décret 13902, qui cible les secteurs pétrolier et pétrochimique iraniens. Il s’agit de la cinquième série de sanctions contre les ventes de pétrole iranien depuis que le président américain Donald Trump a promulgué ce décret le 4 février 2025, afin de reprendre la politique de pression maximale contre le régime iranien.
Dans sa déclaration, le Trésor américain a affirmé sa ferme détermination à cibler agressivement le réseau de vente de pétrole du régime iranien, notamment en sanctionnant les personnes et entités qui facilitent les exportations de pétrole iranien vers des pays tiers et le marché mondial. Ce réseau implique des sociétés écrans complexes, des activités de contrebande clandestine, des transferts de navire à navire, le stockage et le mélange de pétrole, ainsi que la falsification de documents.

