IranNucléaireLe rêve nucléaire iranien : du fantasme à la réalité

Le rêve nucléaire iranien : du fantasme à la réalité

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Malgré l’immense potentiel iranien en hydrocarbures et en énergies renouvelables, le pays reste fortement dépendant du gaz naturel pour répondre à ses besoins en électricité. Malgré des investissements massifs, l’énergie nucléaire ne joue pas un rôle significatif dans la sécurité énergétique de l’Iran.

Dans le cadre de sa stratégie à long terme, le régime iranien prévoit d’augmenter sa capacité de production d’énergie nucléaire à 20 gigawatts d’ici 2041.

Actuellement, la centrale nucléaire de Bushehr, d’une capacité de 1 000 mégawatts, est la seule centrale nucléaire opérationnelle du pays depuis 2013. Deux unités supplémentaires sont en construction sur le même site, chacune conçue pour 1 000 mégawatts.

Le régime a lancé de nouveaux projets nucléaires. Le plus important est une centrale de 5 gigawatts prévue dans la province d’Hormozgan, composée de quatre unités d’une capacité de 1 250 mégawatts chacune. Ce projet, dont la réalisation devrait durer environ neuf ans, nécessite un investissement de plus de 20 milliards de dollars. De plus, une centrale plus petite de 300 mégawatts est en construction dans la province du Khuzestan.

Défis du programme nucléaire du régime iranien
Actuellement, l’énergie nucléaire ne contribue qu’à 1 % de l’approvisionnement électrique de l’Iran, soit 1 000 mégawatts. Pour combler le déficit actuel de 25 000 mégawatts du réseau national, l’Iran devrait construire 25 centrales similaires à celle de Bushehr, dont la construction a duré environ 20 ans avec l’aide de la Russie. Depuis sa mise en service en 2011, Bushehr n’a produit que 70 térawattheures d’électricité, pour une valeur marchande régionale inférieure à 6 milliards de dollars.

Cette production électrique limitée est dérisoire par rapport aux coûts exorbitants supportés par l’Iran pour développer son programme d’enrichissement d’uranium sous couvert de production d’énergie nucléaire. Le programme nucléaire du régime a donné lieu à d’importantes sanctions internationales, dont les pertes économiques directes sont estimées entre 2 000 et 3 000 milliards de dollars.

Le potentiel des énergies renouvelables en Iran
Avec plus de 300 jours de soleil par an et un accès à des régions côtières et montagneuses venteuses, l’Iran dispose d’un fort potentiel de développement des énergies solaire et éolienne. Cependant, ces sources d’énergie renouvelables ne représentent que 1 % de la production d’électricité du pays.

Parallèlement, selon l’Agence internationale de l’énergie, en 2024, plus de 75 % des nouvelles centrales électriques construites dans le monde étaient basées sur des sources d’énergie renouvelables, tandis que l’énergie nucléaire ne représentait que 5 % de la nouvelle capacité mondiale de production d’électricité.

Analyse économique du programme nucléaire iranien
Chaque programme, y compris l’initiative nucléaire, doit être évalué sur la base d’une analyse coûts-avantages et des risques associés. Si l’énergie nucléaire pourrait contribuer à réduire le déséquilibre entre l’offre et la demande d’électricité, les lourds coûts directs et indirects qu’elle impose à l’économie iranienne la rendent économiquement non viable.

Selon des estimations prudentes, le régime iranien a consacré environ 300 millions de dollars par an à son programme nucléaire au cours des trois dernières décennies, soit un total d’environ 9 milliards de dollars. Cependant, les coûts indirects ont été nettement plus élevés, le programme étant l’un des principaux moteurs des sanctions internationales et d’une forte baisse des investissements étrangers. On estime qu’en raison de ces sanctions, l’Iran a perdu plus de 450 milliards de dollars de recettes provenant uniquement de ses exportations pétrolières. Au cours des 20 dernières années, le pays a également enregistré l’un des ratios d’investissement étranger/PIB les plus faibles au monde.

Malgré les affirmations officielles selon lesquelles le programme est pacifique, la poursuite par l’Iran d’un enrichissement d’uranium jusqu’à 60 % et la poursuite de ses activités nucléaires sous les sanctions les plus sévères suggèrent que la dissuasion et le renforcement de son pouvoir de négociation en politique étrangère l’emportent sur les intérêts économiques et de développement.

Les investissements massifs du régime dans un programme aux retombées économiques minimes et à la contribution négligeable à la production d’électricité, combinés aux effets néfastes des sanctions et de l’isolement international, indiquent que les décideurs de Téhéran se concentrent davantage sur la survie du régime et la dissuasion extérieure que sur de véritables objectifs énergétiques.

Le programme nucléaire secret de l’Iran a été révélé pour la première fois par le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), le principal groupe d’opposition iranien. Auparavant, ce programme était inconnu. Si les intentions du régime avaient été pacifiques, il n’aurait eu aucune raison de dissimuler des sites nucléaires ou d’enrichir de l’uranium à des niveaux militaires.

En réalité, la stratégie nucléaire du régime, axée sur la dissuasion et la volonté de développer des armes nucléaires, a mis de côté les priorités économiques et énergétiques.

Le régime iranien considère les armes nucléaires comme essentielles à sa survie et à la maîtrise des troubles intérieurs croissants. Toutes les affirmations actuelles concernant la production d’énergie nucléaire ne sont que des mirages, et le régime a constamment démontré cette approche au fil des ans.

Le rêve nucléaire iranien : du fantasme à la réalitéLes gouvernements occidentaux doivent comprendre que la seule façon efficace de s’opposer à ce régime et à ses politiques destructrices et terroristes dans la région est la fermeté. Le chemin restant vers un changement de régime sera emprunté par le peuple iranien lui-même. À cet égard, la seule demande du peuple iranien à l’Occident est de s’abstenir d’interférer, d’aider ou d’accorder des concessions aux religieux au pouvoir en Iran.

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