Un groupe de prisonniers politiques du quartier 4 de la prison d’Evin a organisé une manifestation en plein air.
Les prisonniers politiques du quartier 4 ont protesté contre le transfert soudain et forcé du prisonnier politique Mir Yousef Younesi, âgé de 70 ans, vers le quartier des détenus condamnés pour des infractions de droit commun, au cours duquel il n’a même pas été autorisé à emporter ses médicaments.
Le mardi 6 mai, le prisonnier politique Mir Yousef Younesi, âgé de 70 ans, a été transféré de force et sans préavis du quartier des prisonniers politiques de la prison d’Evin vers le quartier des détenus condamnés pour des infractions de droit commun. Cette mesure a provoqué une vive réaction de la part de ses codétenus du quartier 4, qui ont organisé un sit-in devant le bureau des gardiens et le bureau du chef de quartier. Les prisonniers ont exigé le retour immédiat de Mir Yousef Younesi dans son quartier d’origine et ont protesté contre le comportement du chef de quartier.
Le transfert de Younesi a eu lieu alors qu’il revenait d’une zone de visite vers son quartier avec son fils, Ali Younesi, prisonnier politique et étudiant d’élite à l’Université de technologie Sharif. Sur ordre de Hedayat Farzadi, directeur de la prison d’Evin, les gardiens ont violemment séparé le père et le fils et les ont envoyés dans des lieux différents. Les agents de sécurité ont déclaré qu’un ordre avait été émis interdisant leur détention dans le même quartier.
Mir Yousef Younesi est emprisonné à Evin depuis janvier 2023. Malgré son âge avancé, il souffre de maladies telles que le diabète et une perte auditive, mais se voit refuser tout traitement médical. Au total, il a passé plus de 14 ans en prison depuis l’époque de l’ancien dictateur Shah d’Iran en raison de son soutien à l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK).
Son fils, Ali Younesi, est détenu depuis mai 2020 et a été condamné à 16 ans de prison. En vertu des lois en vigueur, Ali et un autre étudiant d’élite emprisonné, Hossein Moradi, auraient dû bénéficier d’une réduction de peine après avoir purgé cinq ans de prison, mais leur libération a été bloquée jusqu’à présent.

