Axios a rapporté dans un article exclusif que les États-Unis ont, dans une proposition confidentielle adressée au régime iranien, autorisé un enrichissement limité d’uranium sur le sol iranien. Cette décision contredit les positions publiques de responsables de l’administration Trump, notamment celles de Steve Witkoff, envoyé spécial de la Maison Blanche, et de Marco Rubio, secrétaire d’État américain.
La proposition, qui aurait été remise à Téhéran samedi par Witkoff, permettrait à l’Iran de poursuivre l’enrichissement d’uranium à faible teneur pendant une durée à déterminer lors des prochaines négociations.
Des sources proches du dossier ont indiqué à Axios que cette proposition ouvre une nouvelle voie vers un accord, mais risque de permettre au régime d’obtenir l’arme nucléaire.
Selon ces sources, cette proposition autoriserait l’Iran à enrichir l’uranium jusqu’à un seuil de 3 %, mais obligerait l’Iran à fermer temporairement ses installations souterraines et à interrompre le développement de centrifugeuses avancées.
Une surveillance stricte de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) devrait également être mise en œuvre, ainsi que l’application immédiate du Protocole additionnel. La levée progressive des sanctions dépendra de la vérification du respect des sanctions par l’Iran, tant par Washington que par l’AIEA.
La porte-parole Karoline Leavitt a déclaré à Axios : « Le président Trump a clairement indiqué que l’Iran ne pourrait jamais se doter de la bombe nucléaire. L’envoyé spécial Witkoff a adressé une proposition détaillée et acceptable au régime iranien, et il est dans son intérêt de l’accepter. Par respect pour l’accord en cours, l’administration ne commentera pas les détails de la proposition aux médias.»
En réponse, Esmail Baghaei, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, a déclaré que l’Iran n’avait pas encore reçu de garanties suffisantes concernant le calendrier et les modalités de l’allègement des sanctions et qu’il examinait encore la proposition américaine.
Il a également rejeté l’évaluation de la Maison Blanche selon laquelle la proposition était « acceptable » pour l’Iran.

