Dans un nouveau développement de plus en plus important dans le dossier nucléaire du régime iranien, quatre pays occidentaux – les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne – ont soumis un projet de résolution au Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), accusant Téhéran de « violer ses engagements en matière de garanties ».
Selon l’Associated Press, ce projet de résolution, communiqué aux membres du Conseil le jeudi 5 juin, souligne que depuis 2019, le régime iranien a refusé à plusieurs reprises de coopérer pleinement et rapidement avec les inspecteurs de l’AIEA concernant les matières nucléaires non déclarées et les activités suspectes sur des sites secrets.
La résolution occidentale affirme que le manque de transparence de l’Iran concernant son programme nucléaire soulève de graves questions quant à son caractère pacifique, ce qui pourrait conduire à une saisine du Conseil de sécurité des Nations Unies, l’organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité mondiales.
L’AIEA sur place ; L’Iran face à des accusations sans précédent
Rafael Grossi, directeur général de l’AIEA, a été chargé de poursuivre les efforts visant à mettre en œuvre les dispositions de cette résolution et des précédentes. Le dernier rapport trimestriel de l’AIEA confirme les inquiétudes existantes et révèle des activités nucléaires iraniennes non déclarées sur des sites tels que Lavizan, Varamin, Marivan et Turquzabad.
Un diplomate occidental a déclaré à l’Associated Press que si cette résolution était adoptée, ce serait la première fois en deux décennies que l’Iran serait officiellement accusé de violation de ses obligations en matière de garanties.
Avertissement du régime iranien : l’Europe au bord d’une erreur stratégique
En réponse à cette décision, Abbas Araghchi, ancien vice-ministre des Affaires étrangères du régime iranien, l’a qualifiée d’« action partiale » et a déclaré : « Des accusations infondées et politisées contre l’Iran ne feront qu’aggraver la crise.»
Il a averti que l’Europe était au bord d’une « erreur stratégique majeure » et que le régime iranien « répondrait avec détermination à toute violation de ses droits ».
Efforts pour préserver la diplomatie ; mais mise en garde contre un retour en arrière des sanctions
Bien que cette résolution soit considérée comme une étape majeure vers une pression internationale accrue sur Téhéran, des sources occidentales affirment que l’objectif n’est pas de mettre fin à la diplomatie, mais de contraindre l’Iran à faire preuve de transparence. Compte tenu de cette approche, pour l’instant, l’affaire ne sera pas portée devant le Conseil de sécurité de l’ONU.
Cependant, les trois pays européens ont averti que si l’Iran persiste dans son manque de coopération, ils sont prêts à activer le mécanisme de retour en arrière et à saisir officiellement le Conseil de sécurité.

