Pezeshkian a officiellement annoncé la loi suspendant la coopération du régime iranien avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Adoptée par le parlement iranien le 25 juin, cette loi a été rapidement approuvée par le Conseil des gardiens.
La loi stipule : Le gouvernement est tenu de suspendre immédiatement toute coopération avec l’AIEA, conformément au TNP et à ses garanties, jusqu’à ce que certaines conditions, notamment la protection des installations nucléaires et des scientifiques, soient remplies.
Incapable d’affronter directement les États-Unis et l’Europe, le régime iranien a ciblé l’AIEA et son directeur général, perçus comme un maillon faible, tout en cherchant à empêcher les inspecteurs de découvrir l’étendue des dégâts causés par les bombardements américains sur les sites nucléaires de Fordow, Natanz et Ispahan.
Le régime estime également que se présenter comme s’il construisait une bombe atomique après la suspension de sa coopération avec l’agence est une démonstration de force et un argument de négociation pour gagner du temps.
Par ailleurs, le mardi 1er juillet, le président américain Donald Trump a déclaré qu’il était désormais approprié d’utiliser le mot « destruction » pour désigner les sites nucléaires du régime visés par les attaques américaines, l’AIEA ayant déclaré qu’il était même impossible d’y accéder.
Il convient également de noter que, contrairement à ses précédentes menaces, le régime iranien ne s’est pas retiré du TNP, mais a suspendu sa coopération avec l’agence. Cette approche contradictoire vise à la fois à afficher une certaine force et à laisser la porte ouverte à une éventuelle reprise de la coopération lors de futures négociations.

