Abbas Araghchi, ministre des Affaires étrangères du régime iranien, a confirmé dans une interview au Monde que Lennart Monterlos, un touriste franco-allemand de 18 ans, avait été arrêté en Iran. Ce jeune citoyen français n’a eu aucun contact avec sa famille depuis le 15 juin.
Jeudi 10 juillet, M. Araghchi a déclaré au Monde que le cycliste avait été arrêté pour crime et qu’une notification avait été envoyée à l’ambassade de France. Il n’a pas fourni plus de détails.
Le ministère français des Affaires étrangères a également déclaré être en contact avec des responsables du régime iranien et la famille de Monterlos.
Le ministère, soulignant que sa vie pourrait être en danger, s’est refusé à tout autre commentaire.
Le 7 juillet, le ministère français des Affaires étrangères a également annoncé que Monterlos, qui s’était rendu en Iran, n’avait plus eu de contact avec sa famille depuis le 16 juin.
Le 6 juillet, une source diplomatique française a qualifié la disparition du jeune homme de 18 ans de « préoccupante », ajoutant être en contact avec sa famille.
La source anonyme a également souligné qu’il était déconseillé aux citoyens français de se rendre en Iran, invoquant la politique délibérée du régime iranien de prise en otage de citoyens occidentaux.
Après avoir obtenu son baccalauréat, le touriste franco-allemand a entrepris un voyage aventureux de la France au Japon. Il avait partagé plusieurs photos de son voyage, notamment de son arrivée et de ses déplacements en Iran, sur sa page Instagram.
La nouvelle de la disparition de ce touriste survient alors que l’inquiétude grandit quant au sort de Cécile Kohler et Jacques Paris, deux autres ressortissants français emprisonnés en Iran.
Ils sont accusés notamment d’« espionnage pour le compte du Mossad », de « complot visant à renverser le régime iranien » et de « corruption sur Terre », des accusations passibles de la peine de mort.
Au cours des dernières décennies, les institutions sécuritaires et judiciaires du régime iranien ont procédé à des arrestations et détentions répétées et arbitraires de ressortissants étrangers et de binationaux.
La France et d’autres États membres de l’Union européenne ont décrit ces arrestations comme étant motivées par des considérations politiques et s’inscrivant dans la stratégie de « diplomatie des otages » du régime iranien.

