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Le CGRI appelle à une « préparation psychologique » face aux craintes croissantes de sanctions de type « snapback »

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Le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI), craignant l’activation possible du mécanisme de « snapback », a appelé à une « préparation psychologique de la société » plutôt qu’à un « renforcement de l’espoir ».

Alors que les spéculations se multiplient sur l’activation potentielle du mécanisme de « snapback » par les trois signataires européens du Plan d’action global commun (PAGC), les médias d’État iraniens ont simultanément mis en garde contre une réaction sévère à cette éventuelle initiative occidentale et souligné ses conséquences internes.

L’agence de presse Tasnim, affiliée au CGRI, a rappelé dimanche 20 juillet la position du ministre des Affaires étrangères du régime iranien, Abbas Araghchi, exprimée dans une interview accordée à un journal français le 10 juillet.

Tasnim a écrit : « En réponse aux menaces des responsables européens concernant l’activation du mécanisme de « snapback », le ministre des Affaires étrangères a considéré cela comme équivalent à une attaque militaire et a averti que cette action signifierait la fin du rôle de l’Europe dans le programme nucléaire pacifique de l’Iran. »

L’accord décennal JCPOA expire en octobre 2025. Si le régime iranien avait respecté ses engagements au titre de l’accord à cette date, le mécanisme de retour à la normale serait devenu caduc. Cependant, conformément à la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l’ONU (adoptée en 2015 pour mettre en œuvre le JCPOA), toute partie à l’accord peut déclencher le mécanisme de retour à la normale à tout moment au cours de la période de 10 ans précédant octobre 2025.

Actuellement, la majeure partie de la pression économique exercée sur le régime iranien provient des sanctions américaines. Cependant, si le mécanisme de retour à la normale est activé, toutes les sanctions antérieures de l’ONU seront automatiquement rétablies sans qu’un vote au Conseil de sécurité de l’ONU ne soit nécessaire. Si de nouvelles sanctions étaient proposées au vote, les alliés du régime iranien, comme la Chine et la Russie, pourraient y opposer leur veto. Or, avec le mécanisme de retour à la normale, cela est impossible, car il est structuré de telle sorte que les membres du Conseil de sécurité peuvent opposer leur veto à la « non-réimposition » des sanctions, mais pas à leur « réimposition ».

Désormais, les membres du JCPOA – l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France – actuellement en désaccord avec le régime iranien ont chacun le pouvoir de demander la réimposition des sanctions internationales avant octobre.

Conséquences de la réimposition des sanctions internationales
À Téhéran, l’activation du mécanisme de retour à la normale suscite de vives inquiétudes, que les responsables du régime iranien assimilent à une « attaque militaire ».

Le quotidien du Département politique du CGRI a évoqué le choc violent provoqué par le mécanisme de retour à la normale, avant même sa mise en œuvre, et a déclaré : « Il est clair qu’en l’absence d’une réponse rationnelle et rapide, la méfiance du public s’intensifiera et des deuxièmes et troisièmes vagues d’inflation se manifesteront avec une intensité accrue.»

Le quotidien proposait plusieurs mesures pour gérer la société en cas d’activation du mécanisme de retour à la normale, notamment l’imposition de nouvelles taxes, la restriction des transactions étrangères afin de contrôler la fuite des capitaux et la limitation des transactions en dollars.

Dans sa rubrique politique, la publication du CGRI suggérait que le « ton de l’élaboration des politiques » devrait passer d’une « aspiration absolue à l’espoir » à une « préparation psychologique de la société et des acteurs économiques ».

Il est rare qu’une publication affiliée au département politique du CGRI fasse une telle proposition.

Le quotidien d’État Donya-e-Eqtesad écrivait : « Les termes de ce document juridique complexe [le JCPOA] continuent de déterminer le sort de la politique iranienne. Le mécanisme de retour à l’ordre initial est désormais au cœur des évolutions géopolitiques régionales.»

Le journal soulignait : « Pour l’Iran, la réimposition des sanctions de l’ONU par le biais du mécanisme de retour à l’ordre initial n’est pas seulement une évolution juridique ou diplomatique. Ce changement affecte directement l’économie du pays et impacte les taux de change, le commerce et la dynamique financière. »

Le CGRI appelle à une « préparation psychologique » face aux craintes croissantes de sanctions de type « snapback »Le journal prévenait que, dans un scénario pessimiste, même la Chine et la Russie pourraient accepter le rétablissement des sanctions et prédisait : « La pression économique sera telle que son objectif premier sera de modifier les calculs politiques de l’Iran et de le contraindre à accepter de nouvelles conditions à la table des négociations. Autrement dit, le mécanisme de retour à la normale deviendra un outil pour influencer le comportement politique de l’Iran, au détriment de l’économie du pays. »

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