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Amnesty International met en garde contre la destruction des tombes de milliers de dissidents

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Suite à l’aveu du maire adjoint de Téhéran concernant le projet de construction d’un parking dans la section 41 du cimetière de Behesht-e Zahra, Amnesty International a condamné cette initiative et appelé à la fin du harcèlement des familles des victimes des exécutions massives des années 1980.

Le 11 août, la Résistance iranienne a annoncé que la section 41 du cimetière de Behesht-e Zahra, où reposent des milliers de membres de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK) exécutés par le régime iranien en 1981, avait été détruite et rasée. L’organisation a souligné que l’effacement des preuves de génocide et de crimes contre l’humanité équivalait à une participation à ces crimes odieux.

Dans une publication publiée sur son compte X (anciennement Twitter) le 22 août, Amnesty International a exprimé son inquiétude face aux déclarations officielles des autorités de Téhéran, soulignant que ces tombes sont des scènes de crime et que personne n’a le droit de les détruire.

Amnesty International a écrit : Les autorités iraniennes détruisent des preuves essentielles des exécutions massives de dissidents au début des années 1980 en construisant un parking sur leurs tombes au cimetière Behesht Zahra de Téhéran. Il s’agit d’un nouveau témoignage sinistre de l’impunité systémique dont bénéficient les auteurs des crimes contre l’humanité de cette époque.

Le maire adjoint de Téhéran, Davoud Goudarzi, a admis de manière choquante que les tombes du numéro 41 du cimetière étaient détruites avec l’autorisation officielle des autorités. Cette décision fait suite à des décennies de restrictions cruelles imposées aux familles qui plantaient des fleurs ou réparaient des pierres tombales profanées.

Les fosses communes et individuelles des exécutions massives des années 1980 sont des scènes de crime nécessitant une expertise médico-légale pour leur exhumation et la préservation des preuves. En les détruisant, les autorités dissimulent les preuves de leurs crimes et entravent les droits à la vérité, à la justice et à la réparation.

Amnesty International a déjà documenté la manière dont les autorités iraniennes ont détruit les tombes des victimes des massacres des années 1980 : destruction au bulldozer, construction de bâtiments et de routes, déversement massif d’ordures ou construction de nouveaux cimetières.

Les autorités iraniennes ont également détruit ou profané les pierres tombales de victimes de violations des droits humains plus récentes, notamment celles de membres de la minorité baha’ie persécutée et de personnes illégalement tuées lors du soulèvement de 2022.

Amnesty International met en garde contre la destruction des tombes de milliers de dissidentsAmnesty International a ajouté : Amnesty International renouvelle ses appels aux autorités iraniennes pour qu’elles cessent la destruction et la profanation des fosses communes et individuelles des victimes des exécutions massives des années 1980. Les autorités doivent cesser d’aggraver la douleur des familles et respecter leur droit à enterrer leurs proches dans la dignité.

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