Le Département du Trésor américain a annoncé que des réseaux financiers liés à l’Iran ont effectué environ 9 milliards de dollars de transactions suspectes via des comptes bancaires américains en 2024. Ce rapport s’inscrit dans le cadre de la nouvelle campagne de « pression maximale » du président Donald Trump contre Téhéran.
Selon le Trésor américain, son Réseau de lutte contre la criminalité financière (FinCEN) a mis au jour un vaste réseau de banques parallèles iraniennes dans sa dernière analyse des tendances financières. Ce réseau se compose de bureaux de change nationaux, de sociétés écrans et d’intermédiaires étrangers qui opèrent pour contourner les sanctions, blanchir de l’argent, vendre illégalement du pétrole et financer les forces régionales mandatées par Téhéran.
« Identifier les réseaux financiers complexes et les réseaux parallèles de l’Iran est essentiel pour couper le financement de son armée, de ses programmes d’armement et de ses intermédiaires terroristes », a déclaré Andrea Gacki, directrice du FinCEN. En publiant cette analyse publique, nous espérons attirer l’attention sur les activités bancaires parallèles de l’Iran et encourager les institutions financières à la vigilance.
Le rapport souligne que l’Iran a effectué des milliards de dollars de transactions via des sociétés écrans et des intermédiaires basés aux Émirats arabes unis, à Hong Kong et à Singapour. Selon les conclusions du FinCEN, les sociétés écrans étrangères ont généré environ 5 milliards de dollars de transactions en 2024, tandis que les compagnies pétrolières liées à l’Iran ont traité 4 milliards de dollars supplémentaires. De plus, les entreprises soupçonnées de fournir des technologies sensibles à l’Iran ont effectué plus de 413 millions de dollars d’échanges financiers au cours de la même année.
Ce rapport intervient alors que le président Donald Trump, depuis février 2025, a lancé une nouvelle phase de sa campagne de pression maximale contre Téhéran. Ses objectifs incluent l’empêchement de l’Iran d’acquérir des armes nucléaires et des missiles balistiques intercontinentaux, la limitation de ses activités militaires et le démantèlement des réseaux financiers du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et des groupes régionaux mandatés par le régime.

