À l’invitation de Judy Sgro, députée du Parti libéral du Canada (au pouvoir), et de Mike Cooper, député du Parti conservateur – coprésidents du Comité canadien des amis d’un Iran démocratique –, une séance parlementaire intitulée « L’Iran à la croisée des chemins : changements géopolitiques et réalités des droits de la personne » s’est tenue. Des députés, des sénateurs et des représentants de la communauté irano-canadienne y ont participé.
Judy Sgro a exprimé son soutien au Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), affirmant que ce dernier « fournit des informations exactes et complètes sur l’Iran, que ce soit sur les droits de la personne, les questions nucléaires ou la déstabilisation régionale ». Elle a ajouté que cette crédibilité a permis au CNRI « de rassembler un large éventail de voix politiques autour de cet objectif ».
En ouvrant la séance, Michael Cooper a souligné que les derniers mois avaient été marqués par une forte augmentation des exécutions et un affaiblissement significatif de l’influence régionale de Téhéran. Il a évoqué les nouvelles sanctions des Nations Unies et la réactivation du mécanisme de « rétablissement automatique » des sanctions par la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni dans le cadre de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien (JCPOA). Concernant le pays, a-t-il déclaré, des décennies de corruption et de mauvaise gestion ont plongé des millions d’Iraniens dans la pauvreté, l’inflation et les coupures d’électricité faisant désormais partie du quotidien. Plus d’un millier d’exécutions auraient eu lieu au cours des neuf premiers mois de 2025.
L’orateur invité, le sénateur Robert Torricelli, ancien sénateur américain et fervent défenseur des droits de l’homme en Iran, a présenté un panorama complet de la répression intérieure à Téhéran, de sa position internationale et des lacunes de la politique occidentale. Il a affirmé que les gouvernements occidentaux portaient une responsabilité historique dans leur soutien à la dictature du Shah, qui a ouvert la voie au pouvoir clérical, et qu’ils avaient désormais le devoir de contribuer à mettre fin à ce cycle de despotisme.
M. Torricelli a rappelé que la révolution de 1979, qui visait à instaurer la démocratie et à améliorer le niveau de vie, avait été « volée » par le pouvoir clérical. Aujourd’hui, a-t-il déclaré, la Résistance iranienne est devenue un mouvement mondial attaché aux valeurs démocratiques, notamment l’égalité des sexes, les élections libres et la coexistence pacifique avec les États voisins. Il a mis en garde contre les tentatives de promouvoir la restauration de la monarchie comme alternative, arguant que présenter le choix comme « mollahs ou monarques » ne sert que les intérêts des dirigeants actuels.
« Le CNRI et l’OMPI », a-t-il affirmé, « ont formulé une vision démocratique et non nucléaire conforme aux principes universels de gouvernance et de droits humains – un idéal que le monde devrait soutenir. »

