Face à la répression sanglante qui se poursuit contre le soulèvement national, les organisations de défense des droits humains ont de nouveau alerté sur le recours systématique aux exécutions de manifestants en Iran. Le bureau régional d’Amnesty International pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord a publié un communiqué alertant sur le risque imminent d’exécution d’un jeune manifestant et appelant la communauté internationale à une action immédiate.
Position d’Amnesty International concernant les exécutions de manifestants
Le 20 janvier 2026, le bureau régional d’Amnesty International pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord a fait connaître sa position. L’organisation a appelé les États membres des Nations Unies à exercer immédiatement des pressions sur les autorités du régime iranien. L’objectif affiché de ces pressions est l’arrêt immédiat de toutes les exécutions. Dans son communiqué, l’exécution de manifestants a été condamnée comme un instrument de répression politique. L’organisation a souligné que le régime iranien utilise la peine de mort pour instiller la peur au sein de la population.
Amnesty International a déclaré que l’exécution d’Amirhossein Ghaderzadeh était prévue. Il s’agit d’un jeune homme de dix-neuf ans originaire de Rasht, capitale de la province de Gilan, dans le nord de l’Iran. Il a été arrêté le 9 janvier pour avoir participé à des manifestations. Le communiqué précise que les autorités doivent immédiatement mettre fin à ces arrestations. Le recours à la violence contre les manifestants est qualifié de violation flagrante des droits humains.
Détails de l’arrestation et des violences contre la famille
Selon Amnesty International, des agents ont perquisitionné le domicile du jeune homme le 9 janvier. Lors de cette perquisition, Amirhossein Ghaderzadeh et ses deux sœurs ont été arrêtés. L’une de ses sœurs n’a que quatorze ans. Cette action a été menée en violation flagrante de l’interdiction absolue de la torture. Toujours selon Amnesty International, les agents de sécurité ont eu recours à des violences sexuelles. Ils ont déshabillé de force les membres de la famille devant d’autres personnes. Le but déclaré de cette action était de rechercher des billes de métal. Les autorités cherchaient à « prouver » leur participation aux manifestations. Après avoir constaté des blessures causées par des billes de métal, Amirhossein a été arrêté. Ces blessures dataient des manifestations du 8 janvier. Ces agissements sont considérés comme faisant partie d’une politique de répression et d’exécution des manifestants.
Procédure judiciaire, accusations et condamnation à mort d’Amirhossein Ghaderzadeh
Selon une source bien informée, l’audience a eu lieu le 17 janvier. Lors de cette audience, les autorités ont retenu l’accusation de « trahison envers la patrie ». Toujours selon cette source, une peine de « pendaison » a été prononcée. Les autorités judiciaires ont informé la famille de l’exécution imminente. La date d’exécution a été fixée au 1er février 2026. Depuis son arrestation, le sort et le lieu de détention de ce prisonnier restent inconnus. Amnesty International qualifie cette situation de disparition forcée. L’organisation souligne que les exécutions de manifestants ont souvent lieu à l’issue de procès inéquitables. Aucun accès à un avocat indépendant n’a été signalé dans cette affaire.
Appels urgents à la communauté internationale
Amnesty International appelle les États membres des Nations Unies à agir immédiatement. Cette action doit inclure une pression diplomatique directe. L’objectif affiché est la suspension immédiate de toutes les condamnations à mort en Iran. L’organisation a également demandé la protection immédiate de ce prisonnier. L’accès à des soins médicaux adéquats figurait parmi les revendications formulées. La nécessité de prévenir tout nouveau acte de torture ou de mauvais traitements a également été soulignée.
Le communiqué indique que la répression meurtrière des manifestants se poursuit. L’ampleur de cette répression reste dissimulée en raison des coupures d’internet. Amnesty International a appelé au rétablissement immédiat de l’accès à internet en Iran. L’organisation a souligné que les exécutions de manifestants sont perpétrées sans préavis.
Ce cas illustre clairement la politique de mort menée par le régime. L’exécution de manifestants n’est pas une exception, mais fait partie intégrante du mécanisme de survie de ce système. La violence, la torture et les disparitions forcées sont des outils constants de cette répression. Dans un système où la vie humaine n’a aucune valeur, la justice perd tout son sens. Ce cycle ne pourra être brisé que par la résistance populaire et la chute de ce système répressif.

