Le quotidien The Telegraph rapporte qu’en raison de la forte baisse du nombre de missiles lancés depuis l’Iran, il semblerait que le régime iranien soit en train de perdre sa capacité à tirer des missiles balistiques.
Le Telegraph écrit, le mercredi 4 mars, que cette situation serait due à la fois à l’épuisement des stocks de missiles et à la destruction de lanceurs lors des frappes israéliennes et américaines. Le journal ajoute que, selon des analyses publiées par les pays ciblés par les attaques du régime iranien, Téhéran a considérablement réduit le nombre de missiles balistiques lancés en 24 heures.
Le journal ajoute, citant des experts, que cela pourrait être la conséquence de la destruction de lanceurs de missiles terrestres lors des frappes américaines.
On estime que, durant les premiers jours de ce conflit, le régime iranien a lancé des centaines de missiles de plus que lors de la guerre de douze jours contre Israël en juin de l’année précédente.
Des pays comme les Émirats arabes unis et le Koweït publient quotidiennement des statistiques sur les missiles et drones iraniens lancés dans leur direction.
Durant les deux premiers jours du conflit, le régime iranien a tiré en moyenne 58 missiles balistiques par jour vers les Émirats arabes unis, mais ce nombre est tombé à seulement 10 le quatrième jour.
Un analyste de la défense a déclaré qu’il s’agissait d’un premier signe indiquant que les stocks de missiles balistiques iraniens s’épuisent.
Le Bahreïn a annoncé mardi avoir intercepté avec succès un total de 70 missiles depuis le début des attaques. Ce nombre est passé à 74 mercredi. Alors que sept missiles balistiques ont été lancés sur le Bahreïn lundi, ce nombre est tombé à quatre mercredi.
Le Koweït a déclaré avoir intercepté 97 missiles balistiques au cours des premières 24 heures du conflit, mais n’a pas publié de nouveaux chiffres les jours suivants.
Le ministère de la Défense du Qatar a annoncé mercredi que le pays avait été ciblé par deux missiles balistiques, dont l’un a touché la base aérienne d’Al Udeid, sans faire de victimes.
Le Qatar affirme qu’au moins 101 missiles balistiques ont été lancés vers le pays, la plupart durant les deux premiers jours du conflit.
La stratégie américaine vise à détruire les capacités offensives de l’Iran, et ces derniers jours, de nombreux lanceurs de missiles terrestres iraniens ont été neutralisés.
L’imagerie satellite révèle également d’importants dégâts sur les installations de missiles à travers l’Iran.
Étant donné l’importance cruciale de ce conflit pour le régime et le maintien en état de fonctionnement des missiles balistiques à courte portée, on aurait pu s’attendre à un recours beaucoup plus massif à ces armes, à moins que les capacités et les lanceurs iraniens n’aient été considérablement affaiblis, ce qui semble être le cas.
Parallèlement, le Wall Street Journal, citant des sources bien informées, rapporte que les États-Unis épuisent rapidement leurs stocks d’armes de précision et pourraient être contraints, d’ici quelques jours, de prioriser leurs cibles d’interception.

