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Les unités de résistance intensifient leurs activités à travers l’Iran face aux frappes militaires extérieures

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Fin février 2026, alors que les tensions s’aggravaient entre le régime iranien et les puissances étrangères, des événements survenus en Iran révélaient une autre dynamique à l’échelle du pays. Suite à l’annonce de la formation d’un gouvernement provisoire par le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), des réseaux liés à l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI) ont signalé une série d’activités coordonnées dans plusieurs villes iraniennes.

Le 28 février, le CNRI a proclamé la formation d’un gouvernement provisoire destiné, selon l’organisation, à instaurer un cadre pour le transfert de souveraineté au peuple iranien. Presque simultanément, des activistes affiliés au réseau interne de l’OMPI – communément appelés « unités de résistance » – ont mené des opérations à Téhéran et dans au moins 18 autres villes.

Ces activités ont été signalées dans des villes comme Karaj, Mashhad, Tabriz, Ispahan, Chiraz et Ahvaz. D’après les informations diffusées par le réseau, 31 opérations distinctes ont été menées, dont plusieurs visaient des institutions liées à l’appareil sécuritaire et de propagande de l’État iranien.

Cibles liées aux institutions sécuritaires et étatiques

Parmi les cibles figuraient des installations liées au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et à sa branche paramilitaire, le Bassidj. Des activistes auraient incendié des bases du Bassidj dans plusieurs villes, notamment Téhéran, Fardis, Falavarjan et Ahvaz.

À Chenaran, dans le nord-est du pays, les Unités de résistance ont pris pour cible le siège de la Fondation Khomeiny, une organisation étatique. Cette fondation gère les biens publics et les activités financières liées à l’État.

D’autres opérations visaient les symboles et la propagande associés au pouvoir en place. Des activistes ont brûlé des panneaux d’affichage montrant des images du fondateur du régime, Rouhollah Khomeiny, ainsi que des panneaux liés aux services de renseignement du CGRI et au Guide suprême iranien, Ali Khamenei. Ces incidents ont été signalés notamment à Nimrouz et à Chiraz.

Ces opérations se sont déroulées dans un contexte de sécurité renforcée à travers le pays. Suite aux récentes frappes militaires extérieures liées à l’escalade des tensions entre le régime iranien et ses adversaires étrangers, les forces de sécurité auraient relevé leur niveau d’alerte à l’échelle nationale.

Activités menées dans des conditions extrêmement dangereuses

La participation à des réseaux d’opposition en Iran est sévèrement punie par la loi iranienne. Selon le rapport, les personnes soupçonnées d’appartenir à des organisations telles que l’OMPI (Organisation des milices musulmanes d’Iran) risquent l’arrestation, la torture et la peine capitale.

Ces risques ont été mis en évidence par les événements des mois précédents. Lors des soulèvements populaires qui ont éclaté en décembre 2025 et se sont poursuivis jusqu’en janvier 2026, les autorités iraniennes ont réagi avec force. Les troubles se sont propagés dans de nombreuses villes avant que les forces de sécurité ne répriment les manifestations, une répression qualifiée de brutale par des sources de l’opposition et ayant fait des milliers de victimes.

Malgré ce contexte sécuritaire, les Unités de la Résistance ont indiqué que leurs activités se déroulaient publiquement dans plusieurs lieux, souvent accompagnées de slogans et de manifestations symboliques à visée politique.

Des slogans rejetant la monarchie et la théocratie

Lors de plusieurs opérations, des militants ont scandé des slogans rejetant à la fois le pouvoir clérical actuel et l’ancienne monarchie iranienne. Un slogan fréquemment rapporté proclamait : « À bas l’oppresseur, qu’il soit le shah ou le guide suprême !»

Par ailleurs, les manifestants ont exprimé leur soutien aux figures de l’opposition, notamment Massoud Rajavi et Maryam Rajavi, qui dirigent la large coalition associée au CNRI.

Des manifestations publiques ont également été signalées dans plusieurs villes. À Shiraz, Tabriz, Qazvin et Khorramabad, des militants brandissaient des pancartes arborant l’emblème de l’Armée nationale de libération d’Iran (ANL), accompagnées du message « L’ANL reviendra ».

À Shiraz, des portraits de Massoud Rajavi et Maryam Rajavi ont été installés dans des lieux publics, accompagnés de messages tels que « Que le monde sache que Massoud est notre leader » et « La révolution démocratique ne peut être détournée ».

Selon le rapport, ces actions visaient à manifester le soutien au cadre de transition proposé par le CNRI et à la plateforme politique associée au Plan en dix points de Maryam Rajavi. Ce programme prévoit notamment la dissolution du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), l’abolition de la peine de mort, l’instauration de l’égalité des sexes et le rejet de la doctrine du pouvoir clérical absolu, connue sous le nom de velayat-e faqih.

Déclarations dans un contexte d’escalade régionale

Ces activités en Iran ont coïncidé avec une montée des tensions régionales liée aux frappes militaires visant des installations iraniennes. Alors que des explosions étaient signalées dans plusieurs régions du pays, Maryam Rajavi a publié un message public insistant sur la sécurité des civils.

Elle a appelé les habitants et les militants à « prendre soin des civils et du grand public, en particulier des enfants et des personnes âgées », selon le rapport.

Rajavi a également lié la confrontation avec les puissances étrangères aux programmes nucléaires et balistiques iraniens, qu’elle a affirmé avoir été révélés par la Résistance iranienne des décennies auparavant.

Dans sa déclaration, elle a souligné que l’avenir de l’Iran devait se décider au niveau national et non par une intervention extérieure. « L’Iran n’est pas son régime. L’Iran, c’est son peuple », a-t-elle déclaré, ajoutant que l’avenir du pays « ne peut être construit que par le peuple iranien lui-même ».

Activité dans plusieurs provinces

Pris dans leur ensemble, les incidents signalés témoignent d’une campagne coordonnée de l’opposition dans de nombreuses provinces, dans un contexte de fortes tensions tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

Alors que l’évolution de la situation militaire extérieure a accentué la pression sur l’État iranien, les événements décrits par le réseau de l’OMPI mettent en lumière une lutte parallèle qui se déroule au sein même des villes iraniennes. À Téhéran et dans d’autres centres urbains, de petits groupes de militants continuent de mener des actions de protestation symboliques : brûler des symboles de l’État, brandir des symboles de l’opposition et scander des slogans dans l’espace public.

Alors que la confrontation régionale se poursuit et que les mesures de sécurité restent en vigueur, ces actions illustrent la complexité du contexte iranien, où les conflits géopolitiques à l’étranger se mêlent à la contestation politique intérieure.

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