Alors que la pression exercée sur les prisonniers politiques en Iran s’intensifie, des rapports indiquent qu’un tribunal de Rasht a une nouvelle fois confirmé la peine de mort de Manouchehr Fallah, un prisonnier politique accusé d’appartenance à l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK).
Selon ces rapports, la chambre compétente du tribunal du régime à Rasht, présidée par Ahmad Darvish Goftar, a reconfirmé la peine de mort de ce prisonnier de 36 ans au cours de la troisième semaine de mai. Cette décision intervient bien que la Cour suprême du régime ait précédemment renvoyé le dossier devant la juridiction inférieure pour réexamen.
Manouchehr Fallah a été arrêté en juin 2023 et est détenu depuis lors dans le quartier Mithaq de la prison de Lakan, à Rasht. Des sources de défense des droits humains affirment que le traitement de son dossier a été marqué par une grande opacité et de fortes pressions sécuritaires.
Dans une autre affaire, Roozbeh Alipour — frère de Babak Alipour, un membre de l’OMPI/MEK exécuté le 31 mars — aurait fait l’objet de pressions et de mauvais traitements à la prison de Ghezel Hesar, et se verrait privé d’accès aux soins médicaux. Les rapports indiquent qu’il se trouve dans un état physique précaire et qu’il continue de faire face à des restrictions médicales en détention.
Parallèlement, le système judiciaire du régime iranien a également accentué la pression sur les femmes prisonnières politiques. Forough Taghipour, une prisonnière politique de 30 ans diplômée en comptabilité, a de nouveau été visée par une nouvelle affaire montée de toutes pièces devant le Tribunal révolutionnaire du régime à Téhéran.
Selon les informations publiées, le juge Sharifi Nasab l’a condamnée à une peine supplémentaire d’un an de prison pour avoir diffusé un message à l’occasion de la Journée des étudiants en 2025. Forough Taghipour, arrêtée en août 2023, avait déjà été condamnée à 15 ans de prison ; elle fait désormais face à un nouveau procès et à de nouvelles condamnations.
La multiplication des peines sévères, le refus de soins médicaux et l’invention de nouvelles charges contre les prisonniers politiques ont, ces dernières semaines, ravivé les inquiétudes quant à l’intensification de la répression exercée par le régime iranien à l’encontre de ses opposants politiques.

