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Les funérailles de Khamenei deviennent le théâtre de luttes de pouvoir entre les factions du régime

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Au deuxième jour des cérémonies funéraires de l’ancien Guide suprême du régime, Ali Khamenei, l’événement a mis en lumière les divisions et les rivalités internes entre les différentes factions au pouvoir au sein du régime iranien. Des slogans contradictoires, des pancartes d’avertissement et des manifestations ouvertes de soutien à certaines figures du régime ont reflété l’intensification de la lutte pour le pouvoir aux échelons supérieurs du régime après la mort de Khamenei.

Lors de la cérémonie du 4 juillet, les participants ont scandé à plusieurs reprises des slogans tels que « Vengeance, vengeance », « Mort à l’infiltré », « Mort au partisan du compromis » et « Voici le message ultime : les négociations sont interdites », exprimant ainsi leur opposition aux négociations en cours entre le régime et les États-Unis concernant le programme nucléaire de Téhéran.

Parallèlement à ces slogans, certains participants ont crié à maintes reprises « Labbaik, Seyyed Mojtaba », un slogan témoignant des efforts de certaines factions du régime pour afficher leur soutien au fils de Khamenei, nommé nouveau Guide suprême.

Un tract circulant dans la foule portait l’inscription suivante : « En principe, j’avais une opinion différente ; revenez à la position du Guide. » L’apparition d’un tel message, alors que la concurrence pour la nouvelle structure du pouvoir s’intensifie, est perçue comme le signe de désaccords internes et de tentatives, de la part d’une faction de l’appareil dirigeant, d’imposer les politiques qu’elle privilégie.

Il s’agissait d’une déclaration faite par le nouveau dirigeant du régime iranien concernant l’opposition aux négociations actuelles avec les États-Unis. Malgré son avertissement, d’autres factions au sein du régime ont poursuivi ces négociations.

À divers moments de la cérémonie, les panégyristes et les orateurs du régime ont insisté sur la « vengeance » et sur l’opposition à toute négociation, exhortant l’assistance à scander des slogans hostiles aux États-Unis et à Israël. Parmi les slogans répétés figuraient « Notre seul mot d’ordre est vengeance, vengeance » et « Nous tuerons, nous tuerons ceux que notre Imam a tués ». Ces chants reflétaient avant tout l’atmosphère radicale et les rivalités entre factions au sein de l’appareil dirigeant.

L’absence notable de Mojtaba Khamenei à la cérémonie de prière funéraire
La prière funéraire pour Ali Khamenei a eu lieu dimanche matin et a été dirigée par le grand ayatollah Jafar Sobhani, un haut dignitaire religieux chiite. La cérémonie s’est tenue plus de quatre mois après la mort de Khamenei. Toutefois, l’aspect le plus marquant de l’événement fut l’absence de Mojtaba Khamenei.

Non seulement Mojtaba Khamenei était absent de la prière funéraire de son père, mais aucun enregistrement audio ou vidéo le montrant n’a été diffusé au cours des plus de quatre mois écoulés depuis la mort de Khamenei, ce qui aurait pu témoigner d’un rôle public actif au sommet du régime. Bien que les autorités puissent tenter de justifier son absence par des impératifs de sécurité, la présence de la quasi-totalité des hauts responsables du régime — notamment les chefs des trois pouvoirs, les commandants du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et ceux de la Force Al-Qods — suscite de sérieux doutes quant à la validité de cette explication.

En revanche, les trois autres fils d’Ali Khamenei — Mostafa, Massoud et Meysam Khamenei —, qui n’étaient pas apparus en public depuis le déclenchement de la guerre le 28 février de l’année dernière, ont assisté à la cérémonie et se sont tenus aux côtés du cercueil de leur père.

Les funérailles de Khamenei deviennent le théâtre de luttes de pouvoir entre les factions du régimeLa conjonction des événements, des slogans et des absences notables lors des funérailles d’Ali Khamenei semble témoigner moins d’une unité et d’une transition en douceur du pouvoir que d’une intensification des luttes intestines et de la rivalité entre les factions du régime iranien dans l’ère post-Khamenei.

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