Lindsay Foreman et Craig Foreman, deux citoyens britanniques incarcérés à la prison d’Evin à Téhéran, poursuivent leur grève de la faim pour protester contre leurs conditions de détention et l’interdiction de communiquer avec leur famille.
Selon HRANA (Human Rights Activists News Agency), Lindsay est en grève de la faim depuis 49 jours et Craig depuis 58 jours. Leur état de santé physique se serait dégradé : Lindsay a perdu plus de 14 kilos et Craig environ 16 kilos.
Lindsay Foreman souffre d’une grande faiblesse, de vertiges, de tremblements, d’hypoglycémie et de fluctuations de la tension artérielle. Pour se rendre à l’infirmerie de la prison, elle doit parcourir un long trajet comprenant un couloir et une trentaine de marches. Elle n’a pas bénéficié d’examen médical depuis une dizaine de jours.
Les deux prisonniers se sont vu refuser l’accès à des médicaments essentiels, à des lunettes, à des livres et à des produits d’hygiène envoyés par l’ambassade britannique, alors même que l’infirmerie et les responsables du quartier pénitentiaire ont confirmé la réception de ces articles.
Craig et Lindsay n’ont été autorisés à communiquer qu’avec leur avocat. Ils n’ont toujours pas le droit de contacter les membres de leur famille, leurs enfants, ni même de communiquer entre eux.
Selon la source, la pression sur le couple s’est accrue après qu’ils ont accordé une interview à BBC World, au cours de laquelle Lindsay Foreman a évoqué les exécutions en Iran. Durant sa détention, Craig Foreman a également partagé sa cellule avec des condamnés à mort et a vu certains d’entre eux être emmenés pour être exécutés.
Craig et Lindsay Foreman ont été arrêtés en janvier 2025 à Kerman par les services de renseignement du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) alors qu’ils faisaient le tour du monde à moto. La 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidée par le juge Abolghassem Salavati, les a condamnés à 10 ans de prison pour « espionnage ». Cette peine a été confirmée en appel en juin 2025.
Le couple britannique a affirmé qu’aucune preuve n’avait été présentée à son encontre lors de la procédure judiciaire et qu’il n’avait pas eu la possibilité d’assurer une défense efficace.

