Le samedi 11 juillet, un groupe d’acheteurs munis de bons de commande pour des véhicules du constructeur iranien Saipa s’est rassemblé devant le service client de l’entreprise à Téhéran pour protester contre les retards prolongés dans la livraison des véhicules qu’ils avaient commandés.
Les manifestants ont affirmé que, bien qu’ils aient réglé la totalité du prix d’achat, des mois s’étaient écoulés — dépassant parfois d’un an la date de livraison promise — sans que Saipa n’honore ses engagements. Critiquant la gestion du constructeur, ils ont exigé la livraison immédiate de leurs véhicules et ont demandé que les responsables rendent des comptes concernant ces longs délais. Les manifestants ont également reproché aux autorités compétentes d’ignorer les revendications des acheteurs et de laisser les investissements des particuliers dans l’incertitude.
Au même moment, à Ispahan, un groupe de retraités de la sidérurgie s’est rassemblé devant le siège du gouvernorat pour protester contre la mise en œuvre incomplète du plan de revalorisation des pensions, consécutive au transfert du Fonds de pension de la sidérurgie. Soulignant que quatre mois de l’année s’étaient déjà écoulés, ils ont exigé l’application intégrale et correcte de la revalorisation des pensions ainsi que le règlement des sommes qui leur étaient dues.
Ce même jour, des retraités de la Compagnie des télécommunications d’Iran ont également organisé une manifestation devant le gouvernorat d’Ispahan. Les manifestants ont critiqué la direction de la Compagnie des télécommunications d’Iran, l’organisation « Exécution de l’ordre de l’Imam Khomeini » (EIKO) et le consortium Etemad-e Mobin, les accusant d’ignorer leurs revendications professionnelles et sociales, et ont exigé que leurs doléances soient prises en compte sans délai.

