Mardi 21 juillet, la campagne « Les mardis sans exécution » s’est étendue à 59 prisons à travers l’Iran avec l’ajout de la prison de Neyshabur, marquant ainsi sa 130e semaine d’existence. Parallèlement, la grève des détenus de l’unité 2 de la prison de Ghezel Hesar — qui compte plus de 1 500 prisonniers condamnés à mort — a marqué une nouvelle étape dans la contestation des détenus.
À cette occasion, la campagne « des mardis contre les exécution » a publié un communiqué. On peut y lire :
Tout en condamnant l’escalade des exécutions en Iran, la campagne « des mardis contre les exécution » honore la mémoire de tous les prisonniers exécutés, en particulier ceux qui ont sacrifié leur vie pour la liberté et dans la lutte contre la dictature autoritaire.
Au cours de la semaine écoulée, le régime autoritaire iranien a une fois de plus ôté la vie à quatre prisonniers politiques par le biais de la pratique médiévale de l’exécution : Aref Khoshkar à la prison de Ghezel Hesar, ainsi que Mohammad Amini Dehaghani, Erfan Esfandiari et Gol Mohammad Mohammadi à la prison d’Ispahan.
À l’instar de nombreux autres prisonniers politiques condamnés à mort, ces quatre détenus opprimés ont été jugés lors de procès inéquitables avant d’être exécutés. Qu’ils reposent en paix et que leur mémoire soit honorée.
Selon des statistiques fiables, au moins 280 prisonniers ont été exécutés depuis le 22 mars 2026, premier jour de l’année du calendrier iranien.
Pour s’opposer à ces exécutions inhumaines et les contester, plus de 1 500 détenus de l’unité 2 de la prison de Ghezel Hesar sont en grève et manifestent depuis plus d’une semaine, réclamant l’abolition de la peine de mort.
Tous les détenus de ce quartier ont été condamnés à mort, la plupart pour des infractions liées à la drogue. Il est évident pour tous que les principaux importateurs et producteurs de stupéfiants en Iran sont les dirigeants du régime et les commandants du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI). Pour dissimuler ces agissements flagrants, le régime envoie quotidiennement à la potence des personnes entraînées dans des infractions liées à la drogue par la pauvreté et la misère. Les détenus de la prison de Ghezel Hesar et les participants à la campagne «des mardis contre les exécution » maintiennent leur opposition à la peine de mort en Iran depuis 130 semaines consécutives.
À cet égard, un groupe de détenus de la prison de Neyshabur a également annoncé, dans un communiqué, qu’il se joignait à la campagne. Ainsi, ce mardi 21 juillet, marquant la 130e semaine de l’initiative, des détenus de 59 prisons à travers l’Iran observent une grève de la faim dans le cadre de la campagne « des mardis contre les exécution ».

