Hossein Raghfar, économiste proche du régime iranien, a qualifié la situation économique du pays de « très défavorable » et a averti que la politique persistante de hausse du taux de change pourrait précipiter l’économie nationale vers l’hyperinflation.
Dans une interview accordée samedi à l’agence de presse publique ILNA, M. Raghfar a réagi aux récentes déclarations de Masoud Nili — un autre économiste proche du régime — selon lesquelles l’Iran se trouverait à « l’étape précédant l’hyperinflation ». M. Raghfar a précisé que si l’économie n’a pas encore basculé dans l’hyperinflation, des signes inquiétants témoignent d’une intensification de la crise.
Évoquant la forte hausse des prix du marché, il a souligné que le coût de nombreux biens a augmenté de plus de 100 % au cours des derniers mois. Toutefois, d’un point de vue scientifique, l’hyperinflation survient lorsque le taux d’inflation mensuel atteint environ 40 à 50 % ; un seuil que, selon lui, l’économie iranienne n’a pas encore franchi.
Ce professeur d’université a désigné les politiques de change du gouvernement comme l’un des principaux facteurs aggravant la crise économique. Il a insisté sur le fait que la poursuite de la hausse du taux de change pourrait ouvrir la voie à une entrée de l’économie iranienne dans la phase d’hyperinflation.
Ces déclarations interviennent alors que la hausse constante des prix des biens et services pèse de plus en plus lourdement sur le niveau de vie des citoyens et réduit considérablement le pouvoir d’achat d’une grande partie des ménages. Parallèlement, au lieu de présenter un plan efficace pour freiner l’inflation et stabiliser le marché, les responsables du régime insistent surtout sur la nécessité pour la population de faire preuve de « résilience » face aux difficultés économiques.
Il convient de rappeler que Masoud Nili, économiste lié au régime et membre du corps professoral de la faculté de gestion et d’économie de l’Université de technologie de Sharif, avait déjà averti que l’économie iranienne était entrée dans ce qu’il a qualifié d’« étape précédant l’hyperinflation ». Il a expliqué que le pays a dépassé le stade de l’inflation chronique pour faire face à une inflation
extrêmement élevée et sévère, une situation qui, si elle n’est pas maîtrisée, pourrait conduire à l’hyperinflation. S’exprimant le lundi 20 juillet 2026 lors de la conférence intitulée « Perspectives de l’économie iranienne 2026 », M. Nili a souligné que l’économie iranienne se situait désormais entre inflation chronique et hyperinflation. Selon lui, l’inflation à laquelle le peuple iranien est confronté aujourd’hui ne relève plus d’une inflation ordinaire ou simplement chronique, mais est entrée dans une phase d’inflation extrêmement élevée.

