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Le Japon va finalement développer un champ pétrolier en Iran (presse)

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AFP, Tokyo, 29 décembre – La compagnie semi-publique japonaise Inpex va commencer à développer en 2006 l’immense champ pétrolier iranien d’Azadegan, malgré les pression des Etats-Unis pour que Tokyo s’abstienne de collaborer avec un pays de « l’axe du mal », affirme jeudi le quotidien Asahi Shimbun.

En février 2004, Inpex avait signé un contrat de deux milliards de dollars en Iran, le plus important accord pétrolier jamais conclu par le Japon, pour développer Azadegan, situé dans le sud-ouest du pays.
Mais le gouvernement japonais, principal actionnaire du groupe, hésite jusqu’à présent à donner son accord pour le démarrage des travaux en raison de l’hostilité affichée par Washington.

Cependant, Inpex « craint de perdre ses droits (sur le champ pétrolier) s’il ne démarre pas le projet bientôt », plusieurs groupes chinois et européens étant également sur les rangs, a déclaré un haut fonctionnaire du ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie (METI), cité par l’Asahi Shimbun.

D’après le journal, Inpex a l’intention de commencer à développer le champ pétrolier dès que le déminage de la zone sera terminé, vers le printemps 2006.

La production de pétrole devrait commencer en 2008, un an plus tard qu’initialement estimé, selon l’Asahi Shimbun.

Le Japon, qui ne dispose d’aucune ressource naturelle et doit importer tout le pétrole qu’il consomme, a développé sa propre diplomatie pétrolière au Moyen-Orient, quitte à mécontenter parfois son allié américain.

L’accord pour le développement du champ d’Azadegan, d’une durée de douze ans et demi, avait été conclu entre Inpex et la National Iranian Oil Company (NIOC), qui détiennent respectivement 75% et 25% du projet.

La production devrait s’élever à 50.000 barils par jour après 40 mois, à 150.000 après 52 mois et à 260.000 après huit ans.

La Constitution iranienne de 1979 interdit de céder totalement ou partiellement les secteurs gazier et pétrolier aux compagnies étrangères. Mais des contrats dits de « buy-back » ou de « contre-achat » peuvent être passés entre les compagnies étrangères et la NIOC pour une durée limitée et une rémunération à taux fixe, par une partie de la production, afin d’exploiter de nouveaux gisements et financer les investissements.

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