EconomyÉconomieLe budget bancal du gouvernement iranien

Le budget bancal du gouvernement iranien

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L’économie iranienne est en ruine. Les principaux problèmes de l’Iran sont de faibles taux de production et un niveau de chômage élevé. Avec le budget 2022-2023 annoncé le mois dernier, il semble que la gabegie économique des mollahs a atteint son sommet.

Le président du régime iranien, Ebrahim Raïssi, a annoncé le budget de son gouvernement pour l’année persane 1401 (qui commence en mars 2022) et a affirmé qu’il entraînerait 8 % de croissance économique. D’un autre côté, les experts du régime ont reconnu que son budget ne ferait qu’augmenter la pauvreté dont souffrent déjà les Iraniens.

Le mois dernier, le quotidien public Setar-e Sobh a écrit que le ministère des Coopératives, du Travail et de la Protection sociale avait prévu en 2019 que le nombre d’Iraniens vivant en dessous du seuil de pauvreté serait de 30 millions d’ici 2021.

Pour le budget 2022-2023 du régime, les ressources comprennent : l’exportation de pétrole de l’Iran (1,2 BPD) ; une augmentation des impôts ; la vente de titres publics et d’obligations ; une baisse des salaires en fonction de la hausse du taux d’inflation ; et les revenus limités tirés des exportations de produits pétrochimiques et d’acier.

Le budget bancal du gouvernement iranien

Vendre du pétrole, 1,2 BPJ, est impossible en raison des sanctions internationales et des infrastructures endommagées du secteur pétrolier iranien. Même vendre du pétrole à 60 dollars le baril ne couvrirait pas entièrement les dépenses du régime. Il convient de noter que le marché du pétrole a connu une baisse importante et a fluctué en raison de la pandémie de Covid-19.

Selon les médias officiels iraniens, le budget équilibré est de 15 052 000 milliards de rials, ce qui équivaut à 50,2 milliards de dollars au taux de change du marché libre de 300 000 rials pour chaque dollar.

Comme prévu, la plus grande part du budget a été allouée aux affiliations militaires du régime, notamment l’armée et le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), ces derniers exerçant un contrôle important sur l’économie iranienne. Plusieurs institutions contrôlées par le guide suprême du régime, Ali Khamenei, devraient également recevoir une grande partie des fonds budgétaires.

A côté des ressources mentionnées dans le projet de loi de finances, les sources d’argent sur lesquelles le régime n’a pas été aussi ouvert sont : l’impression de billets de banque ; revenus des services ; l’extraction de crypto-monnaies ; et les revenus du marché des capitaux.

Ce qui ressort clairement du nouveau projet de loi budgétaire, c’est que le régime n’a aucun désir d’augmenter la production en Iran, et cela inclut l’augmentation des taux de production agricole, animale et industrielle.

Il est à noter que les liquidités du pays augmenteront grâce à l’impression des billets de banque. Le taux d’inflation va monter en flèche puisque le régime refuse d’augmenter la production et l’emploi.

C’est cette situation qui a conduit le régime à se retrouver en bas du tableau des statistiques mondiales de l’entrepreneuriat, se classant 41e sur 45 pays dans le rapport 2020 du consortium Global Entrepreneurship Watch (GEM).

Le peuple iranien et ses revendications sont notamment exclus du projet de loi de finances, compte tenu des graves problèmes socio-économiques auxquels ils sont confrontés quotidiennement.

L’agence de presse officielle ILNA a écrit le 13 décembre 2021 que « la moindre attention a été accordée au bien-être de la famille dans le budget du pays ».

Ils ont suggéré qu’au cours de 2022, nous verrons l’écart des classes au sein de la société se creuser davantage, ainsi qu’une augmentation de la « pauvreté relative et de la pauvreté absolue ».

En un mot, le régime iranien a creusé plus profondément dans les poches des gens en augmentant les impôts, l’impression des billets de banque, l’inflation et la hausse des prix des produits de base et des denrées alimentaires essentielles.

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