Avec la baisse des précipitations en Iran et l’absence d’un système adéquat de protection des ressources en eau, les médias indiquent qu’un rationnement de l’eau est imminent dans le pays.
Selon certaines informations, les réserves d’eau derrière les barrages iraniens sont dans un état critique et, dans les mois à venir, la crise de l’approvisionnement en eau s’ajoutera aux crises existantes dans le pays.
Le site d’information Tejarat News, affilié au gouvernement, a écrit le vendredi 14 mars qu’en raison de la baisse des précipitations, de la mauvaise gestion des eaux de surface et souterraines, et de l’augmentation des forages de puits, légaux et illégaux, la situation hydrique de l’Iran est désastreuse.
Les médias concernant les réserves d’eau derrière les barrages de Téhéran indiquent que le barrage de Lar ne dispose que de 11 millions de mètres cubes d’eau, soit à peine 1 % de sa capacité. Le barrage de Latyan contient 8 millions de mètres cubes (10 % de sa capacité), celui de Mamlu 29 millions de mètres cubes (12 % de sa capacité) et celui d’Amir Kabir 11 millions de mètres cubes (6 % de sa capacité).
À cet égard, Issa Bozorgzadeh, porte-parole du secteur de l’eau du régime iranien, a déclaré le 10 mars que « les réserves d’eau des barrages de Téhéran sont loin d’être suffisantes ».
Par ailleurs, le média Didbaniran a rapporté que le 12 mars, Ahad Vazifeh, directeur du Centre national de gestion des crises climatiques et de la sécheresse de l’Organisation météorologique iranienne, avait alerté sur la situation hydrique de Téhéran, affirmant que « quatre des cinq barrages alimentant Téhéran en eau ont actuellement une capacité inférieure à 10 %, ce qui aggrave encore le risque de pénurie d’eau en été ».
Parallèlement, Mehdi Chamran, président du conseil municipal de Téhéran, a annoncé que l’autorité des eaux prévoyait de forer 50 puits profonds, chacun de 250 mètres de profondeur, afin de fournir de l’eau potable pendant l’été. Cependant, cette mesure pourrait entraîner l’épuisement d’autres puits et aggraver l’affaissement des sols à Téhéran.
Ahad Vazifeh a également déclaré que les bassins versants des rivières Karoun, Dez, Karkheh et Maroun, dans le sud-ouest de l’Iran, ont été parmi les régions les plus sèches cette année, avec des précipitations en baisse de plus de 50 %.
Il a souligné qu’il y avait peu d’espoir de précipitations suffisantes au printemps prochain et a expliqué que, lors d’une année hydrologique typique, 44 % des précipitations tombent en hiver, 25 % en automne, 25 % au printemps et une faible quantité en été. L’automne et l’hiver de cette année ayant été plus secs que d’habitude, les perspectives de précipitations printanières sont également peu prometteuses, ce qui accroît le risque de pénurie d’eau en été.
Des images et des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent que ces dernières semaines, les habitants de plusieurs villes ont subi des baisses de pression d’eau, voire des coupures totales.
Les experts prédisent qu’avec la hausse des températures et de la consommation d’eau, les coupures d’eau se généraliseront et toucheront toutes les villes d’Iran.

