Le Centre des statistiques d’Iran, un organisme gouvernemental du régime iranien, a annoncé dans son dernier rapport que la croissance économique du pays au cours de l’année écoulée — revenus pétroliers inclus — n’était que de 0,2 %, un chiffre marquant un recul significatif par rapport aux 3,1 % enregistrés en 2024.
Selon ce rapport, si l’on exclut les revenus pétroliers des calculs, la croissance économique tombe à -0,3 %, ce qui signifie que l’économie iranienne s’est concrètement contractée au cours de l’année passée.
Les données révèlent un recul dans des secteurs clés de l’économie. L’agriculture s’est contractée de 2,9 %, l’industrie de 1,5 % et le secteur de l’eau et de l’électricité de 6,5 % ; autant de domaines qui affectent directement l’emploi, les moyens de subsistance de la population et la crise énergétique. À l’inverse, l’extraction de pétrole et de gaz a progressé de 1,8 %, constituant le seul facteur ayant empêché la croissance économique globale de basculer en territoire négatif.
Dans le secteur des services, bien qu’une croissance globale de 0,3 % ait été rapportée, la réalité économique est différente. Si les activités financières ont progressé de 8,4 %, les secteurs liés à la vie quotidienne des citoyens — tels que le commerce de gros et de détail, l’hôtellerie et la restauration — ont reculé de 1,8 %.
Par ailleurs, selon la méthode de calcul fondée sur les dépenses, la croissance économique s’est établie à près de 0 %. Parallèlement, la consommation des ménages a diminué de 1,4 % et l’investissement fixe a chuté de 2,8 %, témoignant d’une demande plus faible et d’une réduction des investissements dans l’économie.
Un autre constat important du rapport est la baisse de 20 % des importations de biens et de services. Bien que ce facteur ait empêché la croissance économique d’apparaître négative sur le plan comptable, les experts estiment que ce recul résulte principalement de pénuries de devises étrangères, d’une demande affaiblie et de restrictions sur l’importation de matières premières, plutôt que d’une amélioration des conditions économiques.
Le rapport du Centre des statistiques indique également que l’investissement dans les machines a chuté de 5,8 %, une tendance qui laisse présager une réduction des capacités de production pour les années à venir.
Enfin, la croissance économique enregistrée durant l’hiver 2026 a été négative (-2,2 %), un chiffre indiquant que l’économie iranienne était entrée dans une phase de contraction à la fin de l’année écoulée. Le Centre de statistiques d’Iran a souligné que ces chiffres restent provisoires et pourraient être révisés une fois les comptes annuels finalisés.

